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2010-07-27 13:32:49 : elle est belle la bretagne!!!!!

au fil de mes sorties en CAP,les coins où j'adore courir:))

Les réactions

Par poca74, le 2010-07-27 14:06:15
Coucou Gygy!
De bien beaux coins, c'est sûr et il y a même des palmiers en Bretagne, c'est les Tropiques:-))))
On a l'impression de voyager un peu, super!
A+ Poca

Par gygy, le 2010-07-27 14:21:07
poca :nous avons un trés grand jardin botanique avec beaucoups de plantes et essences de fleurs qui n'existe plus dans leurs propre pays!!!!
riri :merci ça me fait beaucoups de plaisir de partager avec vous!!!

Par Pelagie, le 2010-07-28 06:18:57
Un autre grand merci Gygy pour ces belles photos! J'aime beaucoup la premiere!:)

Par Zef17, le 2010-07-28 08:16:21
De belles photos.
C'est également un de mes parcours préférés lorsque je repasse à Brest.
Cordialement

Par Ku, le 2010-08-09 21:23:40
Merci Gygy pour les clichés et ces instants partagés....
J'aime la nature et sa verdure, le susurrement de son feuillage, me transporte dans un autre âge.....

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Combien fait trois plus trois ? (en toute lettre)













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2010-07-26 15:49:56 : ou je cours!!!!! - 8 photos - 10 réactions

quelques photos de chez moi

2010-07-05 23:00:25 : Entre plages et chemins creux.................. - 9 photos - 12 réactions

Cette fois-ci le chevalier a du faire le grand écart pour pouvoir faire tout étalage de tout son « art » ….
Ayant besoin de se déplacer à Pornichet pour achever certains « détails », il a su grâce au blog de Mac’ que le 4 Juillet, il y avait un trail là-bas…....
Il a pris la route vendredi matin, à l’heure ou pointait à l’horizon un soleil brillant et qui promettait d’être bien ardent…..
Au cours de son périple, il a rouspété à maintes reprises contre les nombreux chevaux carrossés qui encombraient le périph…..
Après plusieurs centaines de kilosm les chevaux commençaient a chauffer, du coup, le chevalier a du les stopper sur une l'aire de repos aux portes d’Angers, quand une averse bienvenue (sûrement ,envoyée par une tortue, j’ai pensé à Mel) est arrivée avec un air rafraîchissant..
A ce moment là une voix amie lui dit, si tu ne veux pas finir trempé, tu as intérêt a mettre les voiles pendant cette accalmie…..
Le chevalier ne s’est pas fait prier et en prenant son lasso et a clamé; maintenant, à l’assaut du beau château des Ducs de Bretagne…..à Nantes, malheureusement, les bougres avaient renforcé la garde autour des tours,de ce fait, le chevalier a du dilapider quelques pièces de monnaie…..
Il est sorti les yeux remplis, mais, son ventre vide ne lui laissait pas de répit.
Une nouvelle fois, il a pris les rênes en se disant que, maintenant il ne s’arrêterait que dans la Vallée du Lac Mabile, pour étancher sa soif….( photos à l’appui) oh !
Après une nuit salutaire à l’Auberge, il a randonné aux alentours du lac, il était satisfait de voir que des nombreux pedestrians allaient et venaient (saluer le chevalier) en courant……
Le lendemain, jour de grâce du Seigneur, le chevalier a demandé a être pardonné (mon Dieu) car il s’apprêtait à pêcher, en allant batailler entre les plages et des chemins creux …..
A 9h00 tapantes l’écuyer au pistolet a tiré en l’air, ah ! ce n’était pas une chose à faire, car aussitôt, six cents paires de gambettes « pas des plus minables » s’envolaient sur la plage……
Le chevalier a démarré lentement en se disant qu’il fallait rester raisonnable sur le sable…..mais, dès qu’ils l’ont quittée, il a oublié « ses sages » précautions en se lançant goulument dans une course effrénée….., il est passé au dixième en 44’ et aussitôt, il s’est dit; tu es cinglé, tu vas te cramer ………!
Bien sûr, il n’était pas à l’agonie, mais se disait tout de même que tôt ou tard « son audace » serait punie, surtout lors des portions où les « braves coureurs » avaient à affronter les rayons du soleil brûlant…..
Il a su maintenir son rythme « à flot » jusqu’au 15è, mais dès qu’il est descendu sur la plage, il courait en cherchant à éviter les vagues qui s’échouait sur le sable.
A ce moment là, un coup de mou l’a pris au « choux », mais, il s’est dit qu’après tout, il fallait bien aller au bout..!
Comme les vagues, j’ai échoué (en 1h33) sur la plage, heureux malgré tout, d’avoir couru « Entre plages et chemins creux »

2010-06-26 03:23:05 : Lac Brome - Clash of Titans 2 , Le Waterloo de Bloomer - 8 photos - 10 réactions

CR de Bloomer
Tout d’abord un superbe bravo à Miss Bobépine qui n’avais jamais couru plus de 15 Km , à relevé un superbe défi en parcourant un 20 Km en 2h12 Pour Bloomer 2h19 … mes 20 seconde du 1er choc sont bien loin et je n’ai pas fini d’en entendre parler,
Mais comment ça Miss Bobépine à couru 20Km… Un plan Machiavélique , avait été mis en place par la Méduse Bobépine afin d’anéantir ce pauvre Bloomer
Ce qui devait être une course tranquille, sans gageures et défis devint pour Bloomer une déroute
J’aurais pu appeler cela – La Bérizina – Mais cela ne collait pas avec la Date & la saison.
Vu que proche du Lac Brome un village se nome Waterloo , la date du 20 juin …
Celle de la vrai bataille eu lieu le18 Juin 1815 .. et le Stratagème de Miss Bobépine , ainsi que je vous le racontez dans le Blog , ses origines Prussienne , & Amérindienne. me fit sombrer

Pourtant la fin de semaine , s’annoncait belle & agréable.
Mais voilà dès le samedi la Méduse Miss Bobépine, avait décidé de me faire la vie dur…
Eh oui des heures de marche pour aller chercher des bidons de course , me faire Boire de la Bière ( Même pas de la Stout imaginez ) et je passerai sur tous les autres méfaits de cette journée… ;-))

Dimanche Matin, petite nuit, levé à 5hoo , petit dej tranquille ,
Quand je pense que le Mardi suivant j’appris que la Méduse , avait des amis qui ont un chalet à peine 3Km du départ , qu’ils auraient pu nous héberger. Eh bien non La Méduse avait tout prévu

Départ 6h30.. un chouilla tard… , mais pourquoi penser à mal…
Moi un Ange – si si , vous allez voir , Mais SVP , ne rien dire à Bobépine.

Petit stop en chemin… Stop prévu mais qui aura des conséquence terrible ;-))
Arrivée à 5Km du départ , un line Up de voitures , ce dirigeant toutes vers le stationnement de la course, il nous restait suffisamment de temps, sauf que Miss Bobépine dit la Méduse , devait prendre un bus pour ce rendre sur le lieu de son départ.
Hélas le temps passait et la voiture elle n’avancait pas. Voilà le piège était tendu,…(Tel le Général Blücher qui déjoua toute la belle préparation de la Garde Impériales Bloomer) ma grandeur d’âme me perdit
À ± 2,5Km je descend de la voiture et part en footing vers le point de départ, pour cueillir nos dossards
Tee shirt & patin couffin.
De là je retourne au pas de charge , afin de retrouver Miss Bobépine, qui n’était pas encore arrivée.
Pas sûr qu’elle soit passer, je retourne vers la remise des dossards au cas où, mais avant j’avais demandé une personne fort sympathique de repérer la Voiture bleue avec des Caps de Roue Têtes de Mort… ( Imaginez moi un ange monter dans un char pareil)
Bref , je vois enfin la voiture , Le char de la Méduse Bobépine, là je fonce vers la voiture remet le tout , je me charge de fermer la voiture , Miss bobépine part vers le Bus … Hélas les Bus sont déjà partis…..
Du coup Miss Bobépine… avez le choix de s’inscrire au 5 ou au 20Km… Bonne âme (encore une fois)
je lui avait dit fait le 20 avec Moi , je t’accompagnerai jusqu’au bout , même tu passeras la ligne avant moi. Je ne croyais pas si bien dire…
Départ de la course , nous nous élançons tranquillement , 2 Tortues qui font fortes impressions avec leur Tee Shirts, Nous sommes en arrière et courons avec un groupe de coureurs ( les étudiants de la course, en Prépa pour le Marathon de Montréal, leur Objectif 2h10
Je dit à Miss Bobépine que ce devrait être bon… , Il fait chaud très chaud , D’ou moins pour Bloomer
Le 1er 10Km ce déroule bien malgré la chaleur1h04 à nos montres, le parcours même si il n’y à pas beaucoup de dénivellation , beaucoup de bosses tout le long. Au 13ème je commence à traîner de la patte , toujours chaud et besoin de boire beaucoup ,( peut être pas le Mur .. mais un Muret assurément) Par contre Miss Bobépine va bien… arrivée à la petite montée entre le 14ème & 15ème je décide de marcher pour me ménager , Miss Bobépine reste avec moi , arrivée en haut je redémarre mais les jambes ne suivent pas trop, je parle avec la miss la laissant aller seule , car pour son 1er 20Km, il faut qu’elle le finisse ( en beauté), cela nous donnera une bonne indication pour le semi de Montréal.
Je continue mon petit bout de chemin, alternant marche & course , je partage mes foulées avec d’autres coureurs , au 16ème nous croisons les ambulanciers, et un coureur qui est dans un mauvaise état …
Au 18ème je me sens mieux , je me remets à courir tranquillement afin de finir mon 20km tranquillement , sans blessure , et avec plaisir car comme toujours .
Bloomer aime courir, participer à des courses , parfois faire de temps superbe ( pour lui) et parfois comme ce dimanche une course so so , mais même avec le traquenard de Miss Bobépine que faire que Dire.. si si juste une Chose ( la garde meurt mais ne ce rend pas) La Méduse Bobépine a gagné une Bataille mais pas la Guerre
Allons soyons sérieux , Encore bravo à Miss Bobépine qui au pied levé à participé à son 1er 20Km
Chapeau , je m’incline bien bas …
Pour le Bloomer, disons que les 2 dernières semaines ,ne furent pas de tout repos, qu’il n’a pas pu s’entraîner et ce préparer , mais surtout qu’il à présumé de sa forme et sa capacité de courir un 20, qui hélas la lâché en cours de route.
Voilà pour cette édition du Lac Brome. Nous reviendrons sûrement l’an Prochain…
En attendant avant d’être envoyé en France pour une prochaine course avec Miss Médiuse Bobépine. Bloomer fût exilé sur L’île de Montréal.

Bloomer

CR de Miss Bobépine


Bonjour , bonsoir Tortues !

Quoi que dise notre Bloomer international , c'est moi qui ai la VRAI version des faits ..............
Je n'ai rien arrangé , je crois qu'il a tout manigancé .....
Cette fatigue prétendue , n'était que défaite pour me laisser filer devant et pouvoir ainsi abuser de sa réputation de Français bien connue des Québécois .

Sa réputation est bien à l'image de sa grande motivation pour la course ...... voir le plus possible de jolies fesses .......

Et voilà pourquoi je suis arrivée tellement à l'avance !!!!
Ça pâs d'allure !

Pour ce qui est de la course , je ne m'attendais vraiment pas à faire mon premier 20 km hier matin . Ouf !
Après avoir raté mon départ du 10 km , on m'a suggéré de m'inscrire au 5 km .... Ah non !
Bloomer m'a encouragé à faire le 20 et je me suis inscrite 5 minutes avant le départ ....
Il y avait un groupe d'étudiants en course qui se préparait et j'ai entendu le moniteur dire de ne pas douter une fois , durant le parcours, que c'est possible de le faire ....
J'ai suivi ce conseil et voilà , c'est fait !
2h12min ....sec
Je me sentais très bien car nous courions très lentement . Le dernier km fût moins drôle parce que les genoux se sont mis à me chauffer !!!!! Ouille !
Très fatiguée au retour ! Ça m'a pris d'un coup !

Très heureuse d'avoir accompli ce défi .
Merci super Bloomer de m'avoir supporté ainsi et désolée de t'avoir "CLANCHÉ" à la fin ..........

Bobépine

2010-06-21 07:48:40 : Un Marathon au pays des kangourous - 4 photos - 17 réactions

La meteo etait ideale, de 7 a 21 degres, tres peu de vent et ciel couvert presque jusqu'a la fin! Debut tres matinal (5h) afin de prendre mon petit dej et me rendre sans trop stresser au lieu de la course. L'ambiance etait bonne. Le temps de retrouver quelques amis/ies de CoolRunning, donner mon sac a Mr Pelagie, un petit baiser de bonne chance et c'etait direction ligne de depart!

Gros bouchon au depart mais j'ai quand meme reussi a trouver ma cadence assez rapidement. La vue le long de la riviere etait magnifique, je ne sentais bien. Au 10km j'avais 2 minutes d'avance sur mon temps de passage estime et je garderais ces 2 minutes jusqu'au 30km. Entre mon mari et mon amie d'entrainement et le groupe de soutien CoolRunning, les encouragements et la bonne humeur reignait tout le long du chemin!

Je prenais bien soin de me ravitailler regulierement car j'avais peur de succomber aux crampes comme l'anne derniere mais cette fois ci c'est le 'passage Ginette' qui m'a fait un mauvais sort! Entre le 19eme et 20eme kilometre je n'ai pas vu une petite denivelation...une minute j'etais en train de courir l'autre minute je faisais un vrai plongeon! Des spectateurs sont venus a mon secour - j'avais tres mal a la hanche droite - mais l'adrenaline aidant je suis repartie de plus belle avec la determination de finir coute que coute.

J'ai passe le 21.1km en 2h05, tout continuait a bien aller, la chute etait oubliee! Ce n'est que lorsque d'autres coureurs me depassant me demandaient si j'etais OK que je me suis rendue compte que j'avais du sang qui avait degouline de mon coude droit.....pas grave!

Vers le 30km ma hanche a commence a me faire mal c'etait apres la seule section de denivelle du parcours. J'ai ralenti un peu pour quelques kms et me suis rendue compte que je rattrapais des coureurs qui m'avaient depasse plus tot, ceci m'a donne le boost dont j'avais besoin et j'ai oublie mon mal!

Ayant reussi a reprendre ma cadence les derniers kilometres ont passes sans histoire, aucun signe de crampes, meme reussi a accelerer un peu a partir du 40eme. Quelle joie quand j'ai vu les 4h26'26 a l'arrivee surtout que j'avais espere faire 4h30!

Toute ma famille etait la, enfants, petits enfants et biensur le groupe de CoolRunning, c'etait la grande joie jusqu'au moment ou un benevole m'a pris par le bras abime et c'est rendu compte que j'etais tombee. Il m'a vite dirige dans la tente de secours et a peine assise j'ai fait une crise d'asthme (causee par le sport).....On m'a donne des medicaments mais ca ne passait pas donc le medecin est venu, je me voyais mal partie!!! Mais apres un petit bout de temps il y a eu de l'amelioration et ils m'ont laisse partir!

A mon retour je suis allee patauger dans la riviere avant de joindre tout le monde avec un verre de bulles!

2010-06-14 20:03:54 : Un mini-trail maxi long - 8 photos - 28 réactions

Le trail de Faverges. 28 km 1600m de D+. Cela fait un moment que Riri essaye de nous y trainer. Et c’est certainement dans un moment d’égarement que nous décidons de nous y inscrire, Marie coureuse de l’ouest, Ginette qui déteste les côtes et moi, qui n’ai jamais fait de longue distance.

La semaine précédent le départ, l’angoisse monte. Le régime pâtes passe mal, c’est fou ce qu’on a envie de légumes quand on essaie de s’en passer…

Vendredi, départ pour Annecy où je retrouve Marie. Nous allons chercher nos dossards, il n’y a encore personne, c’est très rapide. Ensuite nous attendons tranquillement l’arrivée de Ginette qui, pour ne pas faire taire la légende, arrive avec 30minutes de retard.

Samedi c’est le grand jour. Après un petit dèj frugal, nous nous retrouvons tous pour la photo de départ. Le stress est parti, de toute façon il est trop tard pour reculer.
Les pompiers de Paris font partir les feux d’artifice (de jour on les entend plus qu’on ne les voit), une grosse fumée et c’est le départ. Avec Ginette nous feront la course ensemble, Marie et Riri partent vite devant. Nous nous retrouvons vite à l’arrière de la course et dès le premier plat montant, le ton est donné, on marche !
Ginette est ravie d’être là malgré le temps médiocre et nous pensons encore que cela va s’éclaircir. D’un autre côté, il fait lourd et je suis bien contente que le soleil se cache. Je prends la moitié d’un gel au bout de 30minutes et le reste 30 minutes plus tard.

Jusqu’au ravitaillement (8.5km) nous montons raisonnablement bien. Les mollets tiraillent, il faut du temps pour les chauffer. AU ravitaillement nous retrouvons Monsieur Marie qui nous dit l’avoir vu passer 20 minutes plus tôt. Déjà ? Quelle extra terrestre ! Nous remplissons nos camel bag et nous repartons. Désormais nous sommes dans le brouillard, il bruine légèrement, il ne fait pas chaud, il faut bouger. La suite se fait sur un chemin large mais caillouteux. Les traileurs du 42 nous dépassent et nous ne manquons pas de les encourager. La montée devient plus difficile, Ginette manque d’oxygène et ralentit l’allure. Quant à moi, j’ai mal sous le pied. A tel point que je retire ma semelle pour me soulager le pied. Mais sans semelle, et en marche la hanche commence à tirer. J’ai hâte d’arriver en haut, mais on ne voit rien et le magnifique paysage est inaccessible. Après une montée qui m’a paru excessivement longue, sans aucun intérêt nous arrivons à la descente que j’appréhende énormément. Et là, j’ai ma parisienne qui découvre ce qu’est une descente sur chemin escarpé ! Eh oui, c’est fatigant, il faut faire hyper attention d’autant plus que le sentier est abrupt et que nous nous arrêtons sans arrêt pour laisser passer les 42km plus rapides que nous. Heureusement que nous sommes toujours dans la brouillasse, car je crois que j’aurais eu le vertige. J’essaie d’assurer la descente tranquillement, pour ne traumatiser cuisses et genoux mais rapidement le genou gauche coince. La TFL s’est réveillée et il reste 8 km à faire. Je ne parle pas de la cheville tordue, le gadin dans les feuilles et les arrêts d’urgence pour nos laisser doubler. Ginette continue sans se plaindre (oui, vous avez bien entendu), et assure sas descente. Ensuite les 42km prennent à gauche et nous continuons seules. Très seules… hormis les bénévoles postés à quelques points stratégiques nous ne croiserons plus personne. Certaines passages sont périlleux, glissants, il y a même des cordes par endroit pour assurer nos trajectoires. Nous continuons toujours en sous bois, traversons quelques ruisseaux, le temps de course s’allonge inexorablement mais nous avons un peu de marge pour la barrière horaire.

24 km de parcourus, nous commençons à visualiser l’arriver… je vois un chemin plus bas où nous rejoignons les 42km, cela sent l’écurie. C’est à ce moment que j’entends Ginette pousser un cri. Elle vient de shooter dans un caillou et c’est le caillou qui a gagné. Après le semi d’Annecy elle s’est de nouveau fait une entorse ! Un bénévole sur le chemin en contre bas, a entendu son cri et vient nous rejoindre. Coup de pot, sa voiture est garée 200m plus loin, elle pourra revenir directement en voiture. Manque de pot il ne reste que 4 km, je continuerai seule même si je sais que l’envie de finir coûte que coûte lui a bien effleuré l’esprit… Je l’aide donc à rejoindre la voiture, puis je continue seule, bien décidée à en finir et énormément déçue d’avoir perdue ma coéquipière.

Il reste 4 km mais 250m de D- avec le genou qui bloque quand je le retiens. Je ne me retiens plus, cela passe mieux, et je décide d’essayer de ne pas trainer (tout est relatif) sur la fin du parcours. Je suis surprise d’avoir encore de l’énergie, mais même si je suis à plus de 5h du départ il faut préciser qu’on a marché énormément, donc j’en ai encore un peu sous la semelle… des ampoules aussi… j’en ai sous le pied gauche, erreur du débutant, je n’avais pas assez serré ma chaussure. Arrive enfin les 2 derniers kilomètres, sur le bitume. Cela tape le bitume mais au moins je peux relâcher mon attention. L’arrivée se profile, je passe sous l’arche, c’est terminé. Pas de joie à l’arrivée, je ne suis pas plus fatiguée que ça. J’arrête mon chrono 5h22. Ginette doit être sous la tente de la croix rouge, Marie a dû arriver beaucoup plus tôt.

Monsieur Marie me rejoint très vite, il jongle entre tout le monde, notre supporter n°1 a été parfait ! Marie était au massage, elle attend désormais pour faire soigner ses ampoules. Ginette est entre bonnes mains, elle glace sa cheville.
Je vais donc également faire soigner mes ampoules. Je retrouve Marie qui m’apprend l’abandon de Riri qui est déjà rentré chez lui. Ginette nous rejoint rapidement, son entorse est vraisemblablement moins sérieuse qu’à Annecy, elle peut poser le pied par terre.


Le trail de Faverges est terminé pour moi, une grande première, faite de satisfaction et d’amertume. Le trail de montagne, c’est particulier. J’ai eu davantage l’impression de faire une grosse rando qu’une course, je préfère les sentiers vallonnés. J’ai beau être légèrement habituée aux côtes, les précipices me font toujours aussi peur, d’ailleurs j’en ai fait des cauchemars depuis. Et l’énorme déception c’est d’avoir terminée seule cette course qui devait être une belle rencontre tortuesque !

Le bon côté c’est que j’ai tenu 5h22 d’effort, du jamais vu ! Et ça sans fringale, hypoglycémie, ni crampe. Les douleurs aux genoux ne se sont plus fait sentir, et je m’en tire juste avec de jolies courbatures aux cuisses et de jolis pansements aux pieds. Et je ne parle pas du meilleur : avoir partagé un week end avec Ginette, Marie et Monsieur Marie, d’avoir énormément ri, d’avoir des souvenirs inoubliables de cette journée et du BBQ du lendemain à la maison, et des grosses tartines de Nut’ que j’ai enfin pu savourer après des mois d’abstinence !!!

Et la crème, c’est que Miss Gigi a fait ses 24km sans râler, ni pester, en trouvant que les paysage embrumés étaient MAGNIFIQUES, que les cochons croisés sur le chemin étaient tous mimis (même si on les a vite imaginé en sauc’ ou lardons), et qu’elle a réussit à se taper les 1600m de D+ en s’entrainant Boulogne et en faisant ses séance de côtinettes à St Cloud !

Madie

*******************************************
De Ginette ...


Il était évident que la montagne n'allait pas se laisser apprivoiser facilement. Et surtout pas par la citadine que je suis.

Madie parle d'un moment d'égarement, et pourtant c'est avec enthousiasme que j'avais rempli le formulaire d'inscription. Naïve que je suis !
Je l'ai légèrement regretté tandis que les caillasses glissaient sous le moindre de nos pas, que la boue sur les racines nous déstabilisait, et encore après, une fois sortie de la "tente d'Adriana C." avec ma poche de glace à la main :)

A Faverges, j'y allais :
1 – pour le paysage (ce sont les photos du site qui m'ont fait choisir ce périple)
2 – pour la tartiflette
3 - et pour la rencontre tortue bien entendu
… heureusement que cette dernière a été largement à la hauteur de mes attentes, car point de beau paysage dans ce brouillard humide, et point de tartiflette à l'arrivée.

Avant la course

Anecdote n°1 : j'ai bien failli partir en WE avec de "nouveaux" amis.
Dès le parking de la gare, je m'occupe de payer le ticket tandis que le reste de l'équipe patiente dans la voiture "rouge" de Madie. Et voici que me prend l'envie irrépressible de faire le clown, ma 3eme nature (rappelez moi de vous parler des deux autres ultérieurement), pour les rattraper en courant. …. sauf que … je me suis trompée de voiture !
J'ai couru, rattrapé et freiné comme dans un cartoon devant une autre voiture rouge avec un gros môssieur à la place d'une petite Madie au volant !
Heureusement le ridicule ne tue pas, et pendant ce temps là, dans la "vraie" voiture rouge, ça rigolait fort !

Anecdote n°2 : la pasta-party. Après avoir pris la mauvaise direction, puis un sens interdit, et fini par un créneau de folie, 2 coups de volant pour un mouchoir de poche, Madie nous emmène au restaurant de Spaghetti de Annecy … avec le 1er match de l'équipe de France dans le bar à 2 pas !
Nous nous concentrons sur nos pââââtes et, parce que c'est nécessaire et indispensable, sur nos objectifs du lendemain. Il y aura bien quelques cris provenant du bar d'à côté, mais pas question d'avoir la moindre étincelle d'envie-d'y-etre dans l'œil sous peine d'y voir la fourchette de Marie s'y planter ! (mais attention : pour tout le reste, elle est super sympa Marie :D)

L'hôtel est à 100m du départ : top orga de la part de ma cop's de chambrée. De plus, à peine entrée dans la chambre je découvre mon dossard, et mon nouveau cuissard Odlo (cadeau de l'organisateur).
(entre Mac' qui porte toujours l'eau, et Madie qui récupère mon dossard, je dois dire que je suis vernie. Si seulement elles pouvaient se mettre aux massages de mollets douloureux pour les après-courses, on atteindrait presque "la copine idéale". Mais non ! inutile de rêver … :D )

Le jour J :

Je dois dire que là, au réveil, la pression monte (ce qui n'était pas le cas jusque là, non, Naf' !). Et la prépa du camelbak n'en est que plus anarchique ;)

Nous rejoignons Marie, Mr Marie qui est sensass comme supporter, et Riri a côté du "boudin".
Quelques photos tant que nous n'avons pas la joue creuse et l'œil hagard. Marie profite de ce moment pour se pomponner, se recoiffer, bref se faire coquette (je ferais vite le lien avec le message de l'organisateur qui annonce au micro la présence des pompiers de Paris)

Dès le départ on se fait un "top-la" Madie et moi car nous sommes joueuses avant même d'être sportives, que cela soit clair :
- "la première qui râle a perdu !"
"perdu quoi ?" me demanderez-vous … Rien. Bien entendu. Si ce n'est le regard admiratif de nos pairs, le summum de l'humiliation :D

Le départ est donc donné au travers de la fumette bleue-blanche-rouge des pompiers et très vite, Madie et moi prenons notre rythme de capeuses qui s'échauffent. Cela nous vaut de voir partir doucement mais surement Marie et Riri. Jusque là, rien d'anormal !
Cela ne durera pas plus d'1km, avant d'attaquer la montée. (rq : quand on ne l'attend qu'à partir du 2eme km, qu'il est à peine 8h40 et que le café n'a pas suffit, ça "pourrait" mettre de mauvais poil)

Que dire de la course …
- Qu'en effet, j'aime beaucoup me retrouver là dans la montagne, l'herbe, les petites fleurs, les cochons, les cloches au cou des vaches … tout ce qui est à l'opposé de mon quotidien n'étant que véritable plaisir et bouffée d'oxygène.
- Que c'est évidemment TRES dur de grimper 13 kms en montagne (cailloux, terre, racines), et tout aussi difficile de les redescendre (cailloux, terre, racines), même si j'ai stoppé brutalement QU'AU bout de 11km de descente.
(penser à dire aux organisateurs que 24kms sont bien suffisant pour la prochaine édition !)
- Que le parcours est impressionnant voir dangereux par endroit, où un petit écart aurait vite fait de nous faire arriver bÔcoup plus bas.
D'ailleurs Madie a bien failli le vérifier toute seule. (enfin, quand je dis toute seule, j'ai trèèèès légèrement … gnarf gnarf gnarf )
il faut me comprendre aussi : elle m'énerve à passer avec légèreté d'un caillou à l'autre ... moi qui cherche l'air par tous les moyens …

Bref, voici donc la pensée du jour : Madie, quand ça monte, elle monte. Et quand ça descend elle descend ! C'est spontané !
Si elle ne se retournait pas de temps à autre, je pense qu'elle me plantait là comme une vieille chaussette : on ne la refait pas la Jurassique, elle a du cuissot !

Je dois aussi vous avouer que j'ai perdu le "top là" fait au départ : peu avant le sommet, après presque 5 km de montée non stop et pas des moindres, j'ai levé la tête, j'espérais bien voir le bout. Mais non … Et j'ai crié "MERDE !" (ça défoule 3 secondes !)

Côté bobologie, rien de bien méchant si ce n'est la complainte des mollets et des cuisses dès le 2ème km, pas chauds.
Puis la complainte des mollets et des cuisses jusqu'au 8ème, le ravito.
Puis sur tout le reste de la montée.
Puis complainte des mollets et des cuisses dans la descente … etc .
Bref , rien d'anormal dans ces conditions :)

… Quelques crampes aussi. Tant que je marchais ou courais droit, ça allait. Mais au moindre geste différent (m'écarter pour laisser passer, virer le caillou de la chaussure …) et paf c'était la punition immédiate, crampe dans le pied et/ou les orteils !
Plus tard, dans la tente d'Adriana C., ce sont les cuisses qui se sont contractées méchamment à chaque fois que je tentais de remettre mes chaussettes. C'en était presque comique, j'ai failli repartir pied nu ;)

Conclusion
Je remets ça quand vous voulez (et quand ma cheville est consolidée) mais ... ailleurs !
On se disait avec Marie et Madie, en dévorant nos diots et crosets, qu'une seule grosse montée, et qu'une grosse descente, ça manque un peu d'intérêt.
"De la côte OUI, mais mieux répartie !"
Puis nous avons rediscuteé de cela un peu plus tard devant une bonne bière à la terrasse d'un café, Mr Marie et moi (M & M ayant opté pour un café, bizarre :D ). Puis de nouveau autour d'un bon barbeuc chez les Madie's le lendemain, toujours en excellente compagnie de Marie & Mr Marie. Tant qu'à faire … pour rigoler encore un peu ;)


Nous sommes 4 jours après la course, et j'ai toujours les muscles des cuisses douloureux. Même après le marathon je n'ai pas eu mal aussi longtemps ;)

Petites remarques diverses z'et variées :
Les coureurs et coureuses du 42 m'ont vraiment impressionnés.
Les bénévoles sur le parcours étaient très agréables.
Je dois une fière chandelle au monsieur qui m'a ramené en voiture, m'évitant ainsi une pénible marche de 4km jusqu'à l'arrivée (alors que notre chère Madie lui susurrait à l'oreille de m'abattre sur place !).
Je garderai aussi un souvenir sympathique de cette toile de tente où les gens de la croix rouge ont été à la fois attentifs et drôles. Après tout, ce n'est pas parce qu'on souffre le martyr (si si ) qu'on doit se morfondre sur un banc la larme a l'œil ;)

Et … un petit mot spécial pour ma cop's Madie : promis, la prochaine fois je fais tout pour passer le "boudin" avec toi ;D

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