La course à pied Les blogs courseapied.net : tortues

Le blog de tortues

Flux rss du blog, des réactions

Les derniers billets

Mes catégories

  • A venir

Mes liens


Le forum courseapied.net

Le chat courseapied.net

Les blogs courseapied.net

2010-06-14 20:03:54 : Un mini-trail maxi long

Le trail de Faverges. 28 km 1600m de D+. Cela fait un moment que Riri essaye de nous y trainer. Et c’est certainement dans un moment d’égarement que nous décidons de nous y inscrire, Marie coureuse de l’ouest, Ginette qui déteste les côtes et moi, qui n’ai jamais fait de longue distance.

La semaine précédent le départ, l’angoisse monte. Le régime pâtes passe mal, c’est fou ce qu’on a envie de légumes quand on essaie de s’en passer…

Vendredi, départ pour Annecy où je retrouve Marie. Nous allons chercher nos dossards, il n’y a encore personne, c’est très rapide. Ensuite nous attendons tranquillement l’arrivée de Ginette qui, pour ne pas faire taire la légende, arrive avec 30minutes de retard.

Samedi c’est le grand jour. Après un petit dèj frugal, nous nous retrouvons tous pour la photo de départ. Le stress est parti, de toute façon il est trop tard pour reculer.
Les pompiers de Paris font partir les feux d’artifice (de jour on les entend plus qu’on ne les voit), une grosse fumée et c’est le départ. Avec Ginette nous feront la course ensemble, Marie et Riri partent vite devant. Nous nous retrouvons vite à l’arrière de la course et dès le premier plat montant, le ton est donné, on marche !
Ginette est ravie d’être là malgré le temps médiocre et nous pensons encore que cela va s’éclaircir. D’un autre côté, il fait lourd et je suis bien contente que le soleil se cache. Je prends la moitié d’un gel au bout de 30minutes et le reste 30 minutes plus tard.

Jusqu’au ravitaillement (8.5km) nous montons raisonnablement bien. Les mollets tiraillent, il faut du temps pour les chauffer. AU ravitaillement nous retrouvons Monsieur Marie qui nous dit l’avoir vu passer 20 minutes plus tôt. Déjà ? Quelle extra terrestre ! Nous remplissons nos camel bag et nous repartons. Désormais nous sommes dans le brouillard, il bruine légèrement, il ne fait pas chaud, il faut bouger. La suite se fait sur un chemin large mais caillouteux. Les traileurs du 42 nous dépassent et nous ne manquons pas de les encourager. La montée devient plus difficile, Ginette manque d’oxygène et ralentit l’allure. Quant à moi, j’ai mal sous le pied. A tel point que je retire ma semelle pour me soulager le pied. Mais sans semelle, et en marche la hanche commence à tirer. J’ai hâte d’arriver en haut, mais on ne voit rien et le magnifique paysage est inaccessible. Après une montée qui m’a paru excessivement longue, sans aucun intérêt nous arrivons à la descente que j’appréhende énormément. Et là, j’ai ma parisienne qui découvre ce qu’est une descente sur chemin escarpé ! Eh oui, c’est fatigant, il faut faire hyper attention d’autant plus que le sentier est abrupt et que nous nous arrêtons sans arrêt pour laisser passer les 42km plus rapides que nous. Heureusement que nous sommes toujours dans la brouillasse, car je crois que j’aurais eu le vertige. J’essaie d’assurer la descente tranquillement, pour ne traumatiser cuisses et genoux mais rapidement le genou gauche coince. La TFL s’est réveillée et il reste 8 km à faire. Je ne parle pas de la cheville tordue, le gadin dans les feuilles et les arrêts d’urgence pour nos laisser doubler. Ginette continue sans se plaindre (oui, vous avez bien entendu), et assure sas descente. Ensuite les 42km prennent à gauche et nous continuons seules. Très seules… hormis les bénévoles postés à quelques points stratégiques nous ne croiserons plus personne. Certaines passages sont périlleux, glissants, il y a même des cordes par endroit pour assurer nos trajectoires. Nous continuons toujours en sous bois, traversons quelques ruisseaux, le temps de course s’allonge inexorablement mais nous avons un peu de marge pour la barrière horaire.

24 km de parcourus, nous commençons à visualiser l’arriver… je vois un chemin plus bas où nous rejoignons les 42km, cela sent l’écurie. C’est à ce moment que j’entends Ginette pousser un cri. Elle vient de shooter dans un caillou et c’est le caillou qui a gagné. Après le semi d’Annecy elle s’est de nouveau fait une entorse ! Un bénévole sur le chemin en contre bas, a entendu son cri et vient nous rejoindre. Coup de pot, sa voiture est garée 200m plus loin, elle pourra revenir directement en voiture. Manque de pot il ne reste que 4 km, je continuerai seule même si je sais que l’envie de finir coûte que coûte lui a bien effleuré l’esprit… Je l’aide donc à rejoindre la voiture, puis je continue seule, bien décidée à en finir et énormément déçue d’avoir perdue ma coéquipière.

Il reste 4 km mais 250m de D- avec le genou qui bloque quand je le retiens. Je ne me retiens plus, cela passe mieux, et je décide d’essayer de ne pas trainer (tout est relatif) sur la fin du parcours. Je suis surprise d’avoir encore de l’énergie, mais même si je suis à plus de 5h du départ il faut préciser qu’on a marché énormément, donc j’en ai encore un peu sous la semelle… des ampoules aussi… j’en ai sous le pied gauche, erreur du débutant, je n’avais pas assez serré ma chaussure. Arrive enfin les 2 derniers kilomètres, sur le bitume. Cela tape le bitume mais au moins je peux relâcher mon attention. L’arrivée se profile, je passe sous l’arche, c’est terminé. Pas de joie à l’arrivée, je ne suis pas plus fatiguée que ça. J’arrête mon chrono 5h22. Ginette doit être sous la tente de la croix rouge, Marie a dû arriver beaucoup plus tôt.

Monsieur Marie me rejoint très vite, il jongle entre tout le monde, notre supporter n°1 a été parfait ! Marie était au massage, elle attend désormais pour faire soigner ses ampoules. Ginette est entre bonnes mains, elle glace sa cheville.
Je vais donc également faire soigner mes ampoules. Je retrouve Marie qui m’apprend l’abandon de Riri qui est déjà rentré chez lui. Ginette nous rejoint rapidement, son entorse est vraisemblablement moins sérieuse qu’à Annecy, elle peut poser le pied par terre.


Le trail de Faverges est terminé pour moi, une grande première, faite de satisfaction et d’amertume. Le trail de montagne, c’est particulier. J’ai eu davantage l’impression de faire une grosse rando qu’une course, je préfère les sentiers vallonnés. J’ai beau être légèrement habituée aux côtes, les précipices me font toujours aussi peur, d’ailleurs j’en ai fait des cauchemars depuis. Et l’énorme déception c’est d’avoir terminée seule cette course qui devait être une belle rencontre tortuesque !

Le bon côté c’est que j’ai tenu 5h22 d’effort, du jamais vu ! Et ça sans fringale, hypoglycémie, ni crampe. Les douleurs aux genoux ne se sont plus fait sentir, et je m’en tire juste avec de jolies courbatures aux cuisses et de jolis pansements aux pieds. Et je ne parle pas du meilleur : avoir partagé un week end avec Ginette, Marie et Monsieur Marie, d’avoir énormément ri, d’avoir des souvenirs inoubliables de cette journée et du BBQ du lendemain à la maison, et des grosses tartines de Nut’ que j’ai enfin pu savourer après des mois d’abstinence !!!

Et la crème, c’est que Miss Gigi a fait ses 24km sans râler, ni pester, en trouvant que les paysage embrumés étaient MAGNIFIQUES, que les cochons croisés sur le chemin étaient tous mimis (même si on les a vite imaginé en sauc’ ou lardons), et qu’elle a réussit à se taper les 1600m de D+ en s’entrainant Boulogne et en faisant ses séance de côtinettes à St Cloud !

Madie

*******************************************
De Ginette ...


Il était évident que la montagne n'allait pas se laisser apprivoiser facilement. Et surtout pas par la citadine que je suis.

Madie parle d'un moment d'égarement, et pourtant c'est avec enthousiasme que j'avais rempli le formulaire d'inscription. Naïve que je suis !
Je l'ai légèrement regretté tandis que les caillasses glissaient sous le moindre de nos pas, que la boue sur les racines nous déstabilisait, et encore après, une fois sortie de la "tente d'Adriana C." avec ma poche de glace à la main :)

A Faverges, j'y allais :
1 – pour le paysage (ce sont les photos du site qui m'ont fait choisir ce périple)
2 – pour la tartiflette
3 - et pour la rencontre tortue bien entendu
… heureusement que cette dernière a été largement à la hauteur de mes attentes, car point de beau paysage dans ce brouillard humide, et point de tartiflette à l'arrivée.

Avant la course

Anecdote n°1 : j'ai bien failli partir en WE avec de "nouveaux" amis.
Dès le parking de la gare, je m'occupe de payer le ticket tandis que le reste de l'équipe patiente dans la voiture "rouge" de Madie. Et voici que me prend l'envie irrépressible de faire le clown, ma 3eme nature (rappelez moi de vous parler des deux autres ultérieurement), pour les rattraper en courant. …. sauf que … je me suis trompée de voiture !
J'ai couru, rattrapé et freiné comme dans un cartoon devant une autre voiture rouge avec un gros môssieur à la place d'une petite Madie au volant !
Heureusement le ridicule ne tue pas, et pendant ce temps là, dans la "vraie" voiture rouge, ça rigolait fort !

Anecdote n°2 : la pasta-party. Après avoir pris la mauvaise direction, puis un sens interdit, et fini par un créneau de folie, 2 coups de volant pour un mouchoir de poche, Madie nous emmène au restaurant de Spaghetti de Annecy … avec le 1er match de l'équipe de France dans le bar à 2 pas !
Nous nous concentrons sur nos pââââtes et, parce que c'est nécessaire et indispensable, sur nos objectifs du lendemain. Il y aura bien quelques cris provenant du bar d'à côté, mais pas question d'avoir la moindre étincelle d'envie-d'y-etre dans l'œil sous peine d'y voir la fourchette de Marie s'y planter ! (mais attention : pour tout le reste, elle est super sympa Marie :D)

L'hôtel est à 100m du départ : top orga de la part de ma cop's de chambrée. De plus, à peine entrée dans la chambre je découvre mon dossard, et mon nouveau cuissard Odlo (cadeau de l'organisateur).
(entre Mac' qui porte toujours l'eau, et Madie qui récupère mon dossard, je dois dire que je suis vernie. Si seulement elles pouvaient se mettre aux massages de mollets douloureux pour les après-courses, on atteindrait presque "la copine idéale". Mais non ! inutile de rêver … :D )

Le jour J :

Je dois dire que là, au réveil, la pression monte (ce qui n'était pas le cas jusque là, non, Naf' !). Et la prépa du camelbak n'en est que plus anarchique ;)

Nous rejoignons Marie, Mr Marie qui est sensass comme supporter, et Riri a côté du "boudin".
Quelques photos tant que nous n'avons pas la joue creuse et l'œil hagard. Marie profite de ce moment pour se pomponner, se recoiffer, bref se faire coquette (je ferais vite le lien avec le message de l'organisateur qui annonce au micro la présence des pompiers de Paris)

Dès le départ on se fait un "top-la" Madie et moi car nous sommes joueuses avant même d'être sportives, que cela soit clair :
- "la première qui râle a perdu !"
"perdu quoi ?" me demanderez-vous … Rien. Bien entendu. Si ce n'est le regard admiratif de nos pairs, le summum de l'humiliation :D

Le départ est donc donné au travers de la fumette bleue-blanche-rouge des pompiers et très vite, Madie et moi prenons notre rythme de capeuses qui s'échauffent. Cela nous vaut de voir partir doucement mais surement Marie et Riri. Jusque là, rien d'anormal !
Cela ne durera pas plus d'1km, avant d'attaquer la montée. (rq : quand on ne l'attend qu'à partir du 2eme km, qu'il est à peine 8h40 et que le café n'a pas suffit, ça "pourrait" mettre de mauvais poil)

Que dire de la course …
- Qu'en effet, j'aime beaucoup me retrouver là dans la montagne, l'herbe, les petites fleurs, les cochons, les cloches au cou des vaches … tout ce qui est à l'opposé de mon quotidien n'étant que véritable plaisir et bouffée d'oxygène.
- Que c'est évidemment TRES dur de grimper 13 kms en montagne (cailloux, terre, racines), et tout aussi difficile de les redescendre (cailloux, terre, racines), même si j'ai stoppé brutalement QU'AU bout de 11km de descente.
(penser à dire aux organisateurs que 24kms sont bien suffisant pour la prochaine édition !)
- Que le parcours est impressionnant voir dangereux par endroit, où un petit écart aurait vite fait de nous faire arriver bÔcoup plus bas.
D'ailleurs Madie a bien failli le vérifier toute seule. (enfin, quand je dis toute seule, j'ai trèèèès légèrement … gnarf gnarf gnarf )
il faut me comprendre aussi : elle m'énerve à passer avec légèreté d'un caillou à l'autre ... moi qui cherche l'air par tous les moyens …

Bref, voici donc la pensée du jour : Madie, quand ça monte, elle monte. Et quand ça descend elle descend ! C'est spontané !
Si elle ne se retournait pas de temps à autre, je pense qu'elle me plantait là comme une vieille chaussette : on ne la refait pas la Jurassique, elle a du cuissot !

Je dois aussi vous avouer que j'ai perdu le "top là" fait au départ : peu avant le sommet, après presque 5 km de montée non stop et pas des moindres, j'ai levé la tête, j'espérais bien voir le bout. Mais non … Et j'ai crié "MERDE !" (ça défoule 3 secondes !)

Côté bobologie, rien de bien méchant si ce n'est la complainte des mollets et des cuisses dès le 2ème km, pas chauds.
Puis la complainte des mollets et des cuisses jusqu'au 8ème, le ravito.
Puis sur tout le reste de la montée.
Puis complainte des mollets et des cuisses dans la descente … etc .
Bref , rien d'anormal dans ces conditions :)

… Quelques crampes aussi. Tant que je marchais ou courais droit, ça allait. Mais au moindre geste différent (m'écarter pour laisser passer, virer le caillou de la chaussure …) et paf c'était la punition immédiate, crampe dans le pied et/ou les orteils !
Plus tard, dans la tente d'Adriana C., ce sont les cuisses qui se sont contractées méchamment à chaque fois que je tentais de remettre mes chaussettes. C'en était presque comique, j'ai failli repartir pied nu ;)

Conclusion
Je remets ça quand vous voulez (et quand ma cheville est consolidée) mais ... ailleurs !
On se disait avec Marie et Madie, en dévorant nos diots et crosets, qu'une seule grosse montée, et qu'une grosse descente, ça manque un peu d'intérêt.
"De la côte OUI, mais mieux répartie !"
Puis nous avons rediscuteé de cela un peu plus tard devant une bonne bière à la terrasse d'un café, Mr Marie et moi (M & M ayant opté pour un café, bizarre :D ). Puis de nouveau autour d'un bon barbeuc chez les Madie's le lendemain, toujours en excellente compagnie de Marie & Mr Marie. Tant qu'à faire … pour rigoler encore un peu ;)


Nous sommes 4 jours après la course, et j'ai toujours les muscles des cuisses douloureux. Même après le marathon je n'ai pas eu mal aussi longtemps ;)

Petites remarques diverses z'et variées :
Les coureurs et coureuses du 42 m'ont vraiment impressionnés.
Les bénévoles sur le parcours étaient très agréables.
Je dois une fière chandelle au monsieur qui m'a ramené en voiture, m'évitant ainsi une pénible marche de 4km jusqu'à l'arrivée (alors que notre chère Madie lui susurrait à l'oreille de m'abattre sur place !).
Je garderai aussi un souvenir sympathique de cette toile de tente où les gens de la croix rouge ont été à la fois attentifs et drôles. Après tout, ce n'est pas parce qu'on souffre le martyr (si si ) qu'on doit se morfondre sur un banc la larme a l'œil ;)

Et … un petit mot spécial pour ma cop's Madie : promis, la prochaine fois je fais tout pour passer le "boudin" avec toi ;D

Les réactions

Par Ginette, le 2010-06-14 20:08:18
Déjà ???????
(flut de flut, va falloir que je me presse pour faire mon CR ... c'est pas une vie ça)
;)

Par Bloomer, le 2010-06-14 20:27:23
Bravo Madie
Superbe Course --La chose qui me plait dans ton CR
Une grosse Rando ..' je pense que c'est comme cela que j'envisagerai de faire ce genre de course .. car moi aussi dans les descente .. le Passage peut frapper à tout moment.
encore Bravo et très bonne récup....
Une chose encore... C'est sur Ginette ne c'est pas plainte une seul fois ;-))

Par Madie, le 2010-06-14 20:32:44
Oui oui, Bloomer, elle ne s'est pas plainte! (On avait fait un pari, alors elle a tenu le coup c'te bourrique! :D)

Par Ku, le 2010-06-14 20:58:24
Félicitations Madie,
Et dire que j'avais quelques craintes à ton sujet....!
Avec ce trail, tu as enrichi ta "carte de visite" en devenant une trailleuse heureuse...
Merci pour le cr et les photos
Bonne récupe
Ku

Par piermer, le 2010-06-14 21:04:30
Ah que cela fait du bien de lire ce CR
à la hauteur de l'évènement.
MERCI ! et puis il me semble reconnaitre un visage que j'ai rencontré quelque part en Novembre dans l'Oise,n'est ce pas Gigi. Me trompe je?
et il y a Riri .. woui bravo à toutes et tous et ravi de vous savoir sur cette superbe course ..la fin justifie les moyens .

Par flodm, le 2010-06-14 21:43:25
Tu l'as fait et bien fait Madie ... Bravo !! Mais alors c'était pas de la tartiflette à l'arrivée ??? Mais Bon avec le Nutella, tout va !!!!!!!
Bonne récup !!!

Par madie, le 2010-06-14 21:59:39
Tu as vu Ku, je me suis surpassée :) (et ce n'est pas demain la veille que je recommencerais x-( )
Piermer: Merci à toi
Flodm: non, finalement ce n'était pas tartiflette mais crozets et diots. pas mal non plus!

Par Mika, le 2010-06-14 22:47:51
Félicitations à toustes.....
un beau CR. un beau raid.... une bien belle équipe de tortues...
encore bravo................
reposez vous bien.......

Par Poca74, le 2010-06-14 22:48:30
Merci Madie de nous avoir fait vivre ce trail à travers ce super et rapide CR. J'ai bien pensé à vous en ce samedi et espère un jour pouvoir faire cette course!
Bonne récup' les filles:-)))))

pour riri, c'est fait, il a déjà tourné les jambes:-))))

A+ Poca

Par Nafelola, le 2010-06-14 22:58:41
Bravo Madie, ce n’était pas rien ce trail et tu t’en es sortie haut la main.
Merci pour ce CR et les photos qui montre bien la bonne humeur légendaire des Tortues.
Reste juste le plateau repas qui me parait un peu strange, ne me dis pas que c’est le cochon croisé sur votre route ?
Maintenant c’est repos avant le prochain, si si je suis sur que tu y regoutera :)

Par Pelagie, le 2010-06-15 03:28:26
Encore bravo a vous pour avoir fait ce beau trail dans la bonne humeur malgre les difficultees! Merci Madie pour ce beau CR et photos, on avait l'impression d'y etre en te lisant! Vraiment dommage pour Riri et surtout Ginette, bravo a 'Super Marie' et surtout a toi pour avoir tenu jusqu'au bout! Tres bonne recup a tous!:))

Par riri, le 2010-06-15 06:46:10
bravo les filles
vous avez épaté ..... vraiment
Marie un temps canon
Ginette une volonté hors paire
Madie tu as surmonté ta peur du trail et tu as fini bravo
désolé pour ma part pour le temps ( pas ma faute ) et désolé de vous avoir fait faux bonds ( ma faute ) ....

Par melange, le 2010-06-15 08:59:30
beau CR, merci madie, très sympa de te lire on s'y croirait! Félicitations madie!
dommage pour riri, ginette a aussi bien tenu malgré la cheville et un grand bravo à marie.
Merci pour les photos mais maintenant j'ai envie de nutella en pleins sevrage c'est pas juste!!!
Bilan : une belle rencontre tortuesque!!!

Par Isach, le 2010-06-15 12:37:45
Bravo Madie, on s'y croirait... et toujours dans la bonne humeur, malgré les difficultés. Bravo aussi à Ginette, ce n'est que partie remise et surtout à Marie qui voulait nous faire croire qu'elle n'était pas une "vraie montagnarde". Et certainement bravo à Riri pour son accueil et pour être toujours motivé à réunir quelques tortues dans sa belle région.

Par gygy, le 2010-06-15 13:03:09
un grand bravo à vous quatre et merci pour ce superbe CR,Madie un réelle plaisir de lire et de vivre ta galére quand méme!!!!et les photos "Génail"vous étes trés bien tous les 4 et prodfite bien de tes tartines de NUT'''maintenant récupere bien:))))

Par Ginette, le 2010-06-16 10:36:41
Holla Moufflone !
C'est'y pas du bon CR ça ... hein ?!?
Moi je dis que tu devrais faire des coursinettes plus souvent rien que pour ça ! ;)

Par madie, le 2010-06-16 16:46:18
Sympas vos comm' les cop'! Merci :)

Dis Gigi, en parlant de CR... c'est à la cheville que tu as eu une entorse, pas au poignet... ça doit pas t'empêcher d'écrire, non?

Par madie, le 2010-06-16 19:03:57
Mais que vois-je?
Un CR tout frais et bien achalandé!!!

Par luciole, le 2010-06-16 20:05:35
super vos CR les filles
encore bravo!!!

Par Ku, le 2010-06-16 20:17:10
Salut Ginette
Merci pour ce long et beau cr
J'imagine bien la scène avec la voiture, tu devais être rouge...
Dommage seulement pour "ton final"
Bravo

Par macadonf, le 2010-06-16 22:07:57
madie est aussi devant ginette pour le cr, étonnant, non ?

dis donc ginette, le massage c'est toi qui nous le fait, je vois pas pourquoi ça changerait, tu as du talent... pour ça, arf arf arf... mais je le dis pas trop fort... pas question que tout le monde en profite

on attend le cr de marie !!!

en attendant bravo à vous 3 !!!

Par madie, le 2010-06-16 22:18:45
Mac: Pour une fois je suis bien d'accord avec toi! Nous on s'occupe de la logistique, le massage c'est pas nous...

Par Pelagie, le 2010-06-17 08:02:30
Beau CR Ginette! Tu ne nous as pas fait trop patienter cette fois ci! J'adore ton humeur dans toutes les situations!:)) Prends bien soin de ta cheville!

Par gygy, le 2010-06-17 13:32:00
superbe cr et beaucoups de bonheur de le lire tu as vraiment la pattate et ça ce resent dans ton recit ,un pure bonheur!!!! soigne ta cheville et tes petits muscles!!!

Par Bloomer & Bobépine, le 2010-06-17 20:16:04
@Ginette
À te lire je revoyais ""La Mélodie du bonheur"" si si
je t'entendais déjà chanter Edelweiss,The Sound of Music,Do-Re-Mi en coeur avec Madie & Marie, Riri faisant le capitaine Georg von Trapp.
Pour les rôles féminins..je vous laisse le choix .. bien que J'ai ma petite idée pour la Mère supérieure.
Allez soyons sérieux - Bravo, le parcours ne fût pas facile, Prends bien soin de ta cheville.

Par Nafelola, le 2010-06-17 23:12:32
Super ton CR, la Miss. J’ai aimé ton anecdote N°1, j’aurai aimé voir la scène.
J’ai aussi très bien ressenti ce que peut être une montée de 13km quand tu attends qu’une chose c’est que cela redescende et quand ça redescend, ben c’est pire.
Enfin si tu veux un truc plus cool, tu connais le Morvan, là, ca monte, ca descend, ca remonte ca redescend, bref c’est comme la montagne, mais avec le mal au cœur en plus. Moins grandiose c’est sur, quoique le brouillard est pas mal aussi.

Marie, Riri, on attend vos versions de cette belle rencontre Tortuesque.

Par Ku, le 2010-06-19 12:25:48
J'adore le paysage de la photo 3, et le sourire radiant du joli personnage....

Par Bloomer & Bellepine, le 2010-06-22 06:47:26
c'est qui la orange qui pointe?

Votre pseudo :

Votre commentaire


Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)







... dans la brume n°1


... dans la brume n°2


... enfin au sommet


Les 5 billets précédents

2010-06-07 11:18:24 : Les Jardins d'O c'est beau ....!!! - 24 photos - 17 réactions

Après une nuit mal passée, suite à un feu d’artifice mal placé (tardif) le réveil s’est relevé médiocre à l’heure ou chante le coq ….
Le temps de préparer un petit jus (hé oui , Pelagie n'était pas passée) heu, de toutes façons les donzelles ne sont jamais là quand on a besoin d’elles…!!!
Aussitôt après, votre serviteur a pris le chemin qui allait le conduire sur les lieux d’une nouvelle « bataille »
Au passage du lieu dit de Quiquengrogne, m’a fait penser que la grogne allait monter chez certaines tortues, après la « vérité » distillée un peu plus haut, oh... !
Avant d’arriver au château j’ai du m’arrêter à la forteresse de mon écuyer Mika, où il m’attendait avec sa charmante amante,  pour m'offrir un bol de jus bien fumant….
Après, avoir mis nos outils de combat en ordre, nous nous dirigeâmes en direction du château (lieu du combat) où nous attendait les forces de l’ordre, pour nous intimer « celle » qui consistait à ne pas souiller les beaux lieux que nous allions fouler (parc naturel des jardins d‘O, oh!).
Dès, que le juge de paix a sonné le départ, une cohorte de joyeux lurons s’est lancé a travers le parc en direction de la forêt pour se mettre à l’abri sous les nombreuses frondaisons…
Il faut dire que d’entrée, les pentes (pas les pintes oh!) et la température commençait à monter....
La rubalise « de la politie » nous indiquait le chemin à ne pas quitter (sous peine de s’égarer) mais, comme pourrions nous le faire, puisque qu’il était si beau, et que les frondaisons et la rivière que nous longions, nous apportaient la fraicheur que nous souhaitions….
Comme les températures, le terrain emprunté continuait de grimper et c’est avec une joie non dissimulée que le 1è ravitaillement est arrivé (9è km)
Le parcours « superbement » organisé nous a conduit sur les hauteurs de Vierves, où une vue magnifique se dévoilait à nos yeux ....!
La suite du parcours a toujours été aussi beau, même la météo a décidé de faire partie de la fête en nous arrosant copieusement….
La distance du trail était de 25kms avec un dénivelé de + 700m, J'ai mis 2h54 pour la parcourir avec plaisir.....
Après toutes les difficultés, les festivités à l’ombre du château pouvaient commencer………!!!
Bonne balade et soyez indulgent(e)s avec la qualité des clichés

Sportivement
Ku

2010-05-07 01:23:58 : Clash des Titans - 15 photos - 12 réactions

Le Clash des Titans par Bobépine

Belle température , merveilleuse température . Un mélange d'astre solaire et de gros cumulus sur fond gris menaçant , mais trop loin , ces nuages , pour ennuyer notre course .......
22 degrés celsius ...........
À la ligne de départ , je me dis que Bloomer est plus en forme que moi ....... un léger esprit de défaite ......
En plus , je suis avec une amie qui fait sa première compétition . Dilemme entre courir avec elle ou tenter de combattre Bloomer . Et .... et oui, il y a toujours un "et" , je n'aime pas partir vite , car je me fait un point dans le côté !

Nous partons . Nous partons dans une superbe élévation de la route , qui nous rappelle que nous avons beaucoup de muscles dissimulés .
700-800 mètres en partant ! Ou la la !
Et bien , je me sentais super bien et j'ai sentie la FORCE m'accompagner . Un éclair me frappa !
Je vis Bloomer pas très très loin en avant et je me suis dis que :"merde ! (désolée, imaginez , je suis rendue que je jure même en français de France ), j'ai promis aux Tortues un combat féroce de Déesse et de demi-dieu .

Il est devant moi . "Mais ça ne se peut pas ! Il est toujours comme une flèche et je le perd de vue ......"
Au début , je crois qu'il veut me donner une chance ........
"Non , impossible , il vient du Midi" ...........
Alors , je me dis qu'il a une faiblesse ........ MAIS NON !!!!!!! C'est moi , Déesse qui se sous-estime toujours , qui sens mes pouvoirs devenir de plus en plus grands .......
Pouvoir phénoménaux , puissance , jusqu'ici inconnue .......

Joli petit parcours dans l'Olympe Laurentien . Des courbes , petit boisé derrière une école et après le tournant du 5 ème km Bloomer toujours à portée de main ......Des grandes mains tout de même !
Il me voit . "Zut ! Il va aller plus vite ....... "
J'essaie de pousser toujours un peu plus , mais il me fallait tout de même garder des forces !
Dans la dernière descente , j'ai tout donné croyant que c'était l'arrivée ! À FOND LA MACHINE !!!! Les poumons qui allaient éclater , et Bloomer juste-là àààààààààààà un doigt !
Désillusion ! Il restait 400 mètres ! Alors-là , Bloomer me fait signe de passer devant croyant sa défaite , mais toutes mes forces cèdent et j'arrive 20 secondes trop tard !!!!!!!!!

En tout cas , je me suis améliorée . 54 min au lieu de 57min 59sec ....... et .......... un jour ............ JE L'AURAI !!!!!!!!!!!!

Bobépine


Après cette élucubration version Bobépine , qui j’avoue sur le résultat est tout à fait juste, effectivement je suis arrivé avant elle… il faut que je vous explique toutes les embûches que j’ai eu avant , pendant et même après ce 10Km.

Le Duel
Après Samson & Dalila , David & Goliath , Bonnie & Clyde, Luke Sky walker & Dark Vador, Roméo & Juliette, que dis-je , Pimprenelle & Nicolas, Aglae & Sidonie….. Le Duel Bloomer & Bobépine fut un grand moment de cette épreuve

Version Bloomer : ( sans aucune exagération de ma part, comme à mon habitude..;-))
Déesse Miss Bobépine.. Plutôt Gorgone La Méduse Bobépine , voilà le vrai visage de la Miss, , celle qui donna à ses yeux la force de changer en pierre tous ceux qui la regardaient., Heureusement nous avions tous les 2 notre Tee Shirt Tortue , ce qui je crois m’a fait échapper au pire.
J’ai des preuves de son pouvoir ( Voir photos)
Effectivement , cela faisait déjà plusieurs semaines que j’avais un doute sur la réelle Miss Bobépine..
Certaines choses m’apparaissaient du plus en plus étranges au fur et à mesure que la course approchait .
Son comportement envers moi changeait de jour en jour… J’allais m’apercevoir que le fait de vouloir me battre aux 10Km n’était qu’un simple défi . Tous les moyens furent bons
Déjà le vendredi avant la course, elle rentra à la maison à pas d’heure afin de me réveiller , sachant très bien que j’aurais du mal à m’endormir..
Je ne m’attarderais pas trop là dessus , nous en aurions pour des heures.

Dimanche Matin
7h15 Départ pour Ste Thérèse/*

Une chaleur lourde et humide s’abattit sur Ste Thérèse ,Le paysage avait changé, en chemin certaines constructions , me fit comprendre que vu la crise financière en Grèce , L’olympe , avait déménagé ses pénates au Québec… Où était ce encore un Stratagème de la Méduse Bobépine.
Arrivée sur place , une cohorte de ses fidèles l’attendaient …. Mise au pas elles avaient pour cible Bloomer et rien d’autre….. Notre pauvre Abbé venu nous encouragé fût lui même victime du terrible regard de la Méduse Bobépine.
Je m’éclipsé afin de me préparer ….
9h05 le Départ est donné , je sais que la Miss est juste derrière moi, avec une de ses amies, mais je sais que son objectif sera de me battre à tout prix…;-))
1er Km ± 5’20 même avec la petite dénivellation que l’on a des le départ le rythme est bon , je fini mon 1er 5Km en 26’35 , mais juste avant de passer le 5ème et finissant la boucle pour faire le 2ème tour, je m’aperçois que la Méduse Bobépine est juste sur mes talons , sachant qu’elle n’aime pas trop les faux plat montant je m’oblige à garder mon rythme jusqu’en haut, je me sent bien , les foulées sont régulières , mais je sais que j’ai miss Méduse Bobépine aux fesses., entre le 7ème & 8ème Km en traversant un petit Parc , j’ai quand m^me le réflexe de regarder sur le coté et je vois que j’ai de nouveau distancé cette sauvageonne de Bobépine… sur qu’elle va battre son record .dernier petit faux plat et direction le ligne d’arrivée avec un faux plat descendant , je garde ma foulée car il il y un dernier 400m avant la ligne d’arrivée, au moment ou je rentre dans le parc , pour ce 400, Le fameux Passage Ginette, je fais très attention, quand j’entend des cris d’encouragement , mais ces cris sont à l’endroit de la Méduse Bobépine , elle me colle au train, en plus elle essaye de me perturber heureusement rien ne peut me
déconcentrer car Si Miss Bobépine ce considère comme Déesse ( Vous remarquerez que personnellement je met une Majuscule à Déesse…..
Donc moi Demi Dieux… pas pire quand même …Dieu spirituel … Bacchus bien sur
Plaisirs & bonnes chaires… à interpréter comme vous le voulez…
Une vision m’est apparu – un plat de charcuteries , Fromages & vin rosée……, Ma foulée en a été que meilleur , du coup Miss Méduse Bobépine en a été cloué sur place … 20 seconde ce n’est pas grand chose c’est vrai … mais J’ai gagné…. Le Demi Dieux Bloomer aidé par son père spirituel Bacchus

Afin de bien vous faire comprendre jusqu’à où elle a poussé sa perfidie … ses amies ainsi qu’elle même ont toutes des photos de la course… Moi je n’y figure même pas… ;-(( C’est vraiment louche cette histoire. ;-))
Heureusement après cette amer défaite, Miss Bobépine est redevenu elle même .. ou presque , car 3 jours après la course elle peste encore.. pour les 20 secondes d’écart et quand elle les oublies , je me charge de lui rappeler….
En faite nous avons fait une superbe course , ètant ± son Coach de course , je suis très fier de sa performance 54’07 + de 3mn de mieux que son record , on peut même enlever ± 10s au temps officiel, vue de ma montre indiquait 53’36 – et temps officiel 53’48 -
Sur 290 participants nous finissons respectivement 188 & 194ème et comme toujours dans les 15/20 dernier de ma catégories d’âges… j’aime la constance ;-))…
Voilà comme je vous l’avez annoncé, sans aucune exagération de ma part , la seul et unique vérité sur cette course….

Bloomer

2010-04-27 09:19:43 : Coucou........Semois !!!! - 16 photos - 13 réactions

Quelques mois plutôt, le chevalier avait décidé d’aller visiter « le château » et de partir en croisade (sans faire le deuil d‘un bon chrono) contre le Tombeau du Géant, Frahant et de Rochehaut, en empruntant des chemins que seule la nature a domptés au coeur des bois si chers au premier chef des croisades, le grand chevalier Godefroy….

Votre chevalier est arrivé le samedi, sur les bords de la Semois, et après avoir inspecté les tours et les contours du château, il a longeait la Semois, pour se diriger vers l’orée du bois, afin d'aller «tâter» l’état du terrain, où le lendemain « ses godasses » allaient (ou pas) s’enfoncer, c’était un petit détail qui comptait, car il ne voulais pas abimer sa vieille carcasse .
Il a pu vérifier que le sol était sec, car après avoir fait quelques foulées, beaucoup de poussière il a du avaler..
Du coup, il a ordonné à son amazone, qu’elle prenne les rênes et qu'elle le conduise illico/presto dans la plus proche auberge, cela devenait urgent, il fallait absolument que, le chevalier se désaltère, oh !!!
Le lendemain, il était enclin à avancer (vite ) sur un terrain pas condescendant, c'était sa façon de rendre hommage, au premier souverain chrétien de Jérusalem.

Quelques millénaires plus tard, votre chevalier ne voulait pas être le dernier à répondre au défi qui lui avait lancé (en courant) un bon marchant de Chimay….
Après une nuit reposante au Cosy, il s’est réveillé en forme bien pimpante pour attaquer les sommets bien grimpants….
Juste avant le départ, les « généraux » de l’expédition ont tenu un briefing dans la cour du château, ils demandaient (aux guerriers, dont le cœur battait déjà plus haut) de faire attention aux nombreux dangers qu'ils allaient devoir affronter ….
Concentré sur ses foulées, doucement, le chevalier s‘élançait, car, il savait,qu’un réel danger existait, si d’aventure il arrivait essoufflé avant d’attaquer le premier sommet qui se profilait à l'horizon, à environ 3 mil mètres du départ. Bruyante jusqu'à ce moment-là, la horde des guerriers devenait soudainement silencieuse et entamait péniblement la terrible montée, cherchant à ne pas mettre en éveille, les doutes qui sommeillaient…..
Toute la matinée, le chevalier s'est battu farouchement, faisant preuve de courage, et sans jamais s‘avouer vaincu, que ce soit face aux «  murs » des façades rocheuses, ou aux descentes périlleuses, qui était suivis de passerelles, escaliers et autres échelles (pas de valeurs, bien sûr!) pour franchir les rochers….
Heureusement, que certaines pentes (très raides) lui semblaient plus douces, grâce à des jolies jambes (dignes de Cléopâtre ) qui le devançaient et qui atténuaient un peu sa souffrance.
Arrivé en haut de la difficulté, le chevalier se devait de l’a remercier (et la féliciter) de « son » aide en beauté….
Même si, je n’étais pas son maitre, elle ne m’a pas envoyé paitre, heureux, était mon "être"…!

Quel bonheur d’être revenu au château, après quelques heures (quand on aime, on ne compte pas, n'est-ce pas ?) passées à se battre contre le relief et des adversaires de taille, le chevalier a du éliminer (sans massacrer) environ 400 guerriers, sans compter ceux qui ont été graciés après avoir abandonné, tout en regrettant que 180 autres lui aient échappés tallons aux fesses…et la sueur au ventre...
Oh, quel affront d’avoir voulu, me faire prendre (le) Bouillon ….!!!


« tandis que tout le peuple chrétien {…] faisait un affreux ravage des Sarrasins, le chevalier Godefroy, s’abstenant de tout massacre, […] dépouilla sa cuirasse et s’enveloppant d’un vêtement de l’aine, sorti pieds nus hors des murailles et, suivant l’enceinte extérieure de la ville en toute humilité, rentrant ensuite par la porte qui fait face à la montagne des oliviers, il alla se présenter devant le sépulcre de notre seigneur Jésus-Christ, fils de Dieu vivant, versant des l’armes, prononçant des prières, chantant des louanges de Dieu et lui rendant grâces pour avoir été jugé digne de voir ce qu’il avait toujours si ardemment désiré. » (merci Wiki)

Ci-joint quelques reflets de cette belle cité ........
Amicalement votre K

2010-04-15 22:14:59 : Senteurs de printemps.......... - 10 photos - 10 réactions

Depuis son château, le chevalier « errant » vous adresse quelques fleurs pour féliciter les uns et les autres de vous être battus avec l’ardeur voulue, cela qui caractérise le clan des Tortues …
Par solidarité et en honneur de la chevalerie, le chevalier s’est battu (aussi) avec clairvoyance contre les « lumières » que voulaient lui faire de l’ombre…..
Ces derniers temps, il n’a pas eu beaucoup le temps de venir vous raconter ses chevauchées à travers les
Champs, et des sentiers insolites, où souvent, il a eu à en découdre avec certains de ses acolytes.
Chevalièrement votre

2010-04-13 21:48:32 : La traversée de Paris - 2 photos - 16 réactions

Parlons chiffres, temps, allures et douleurs.

Après 13 semaines d'entrainement, 556 km parcourus lors de 37 sorties, le jour J est enfin là.

8h45 départ de la course, il me faudra 11mn pour franchir la ligne, démarrer le chrono et lancer le bonhomme. C'est parti pour 42,195 km avec comme seul objectif, passer la ligne d'arrivée avec l'envie d'en refaire d'autres.

Donc même si les 4h ont été ma base d'entrainement et conditionnera mon allure tout du long, le chrono passe loin derrière l'envie d'en profiter et de savourer ce marathon.

Beaucoup de monde dans les premiers kilomètres, ce qui oblige à ralentir se décaler et relancer ce qui n'est pas fait pour s'économiser. Je vérifie mes temps de passage, je suis légèrement en retard mais je ne cherche pas à rattraper.

Premier ravito au 5km que je zap totalement, étant parti avec ma propre bouteille. Idem pour celui au 10 kil.

Coté allure, malgré une petite accélération entre le 5 et le 10, je maintiens une allure assez régulière avec le drapeau du meneur des 4h, jamais bien loin.

Les jambes vont bien malgré une petite sensation derrière la cuisse droite qui est là pour me rappeler que je ne suis pas parti me balader une petite heure. Message reçu, je ne force pas.

Arrive le bois de Vincennes ou je sais que m'attend ma dream team de supportrice. L'allure augmente insidieusement.
Puis arrêt à l'épongeage de Cal, le temps d'échanger ma bouteille d'eau par une pleine, faire quelques bises et quelques photos et hop, c'est reparti.

Le ravito du 20 kil arrive, je zap l'eau mais prend en fin de table sucre et orange, ce sera mon régime jusqu'à la fin.

Coté sensation, la douleur à la cuisse se déplace entre la cheville et les fesses mais rien de bien méchant, juste assez pour me faire craindre la crampe fatale.
Par contre coté pied, rien ne va plus, je sens que ca chauffe à pas mal d'endroit. Je paye le fait d'être dans mes shoes depuis 6h30 du mat. Mais j'ai surtout une vive douleur au bout du pied gauche. j'ai jamais eu ça, c'est pas une ampoule mais plutôt l'impression de m'être cogné. Je ne m'en souviens pas.

Entre le 24 et le 30eme, la douleur aidant, la tête se met à travailler, le doute s'installe l'allure chute. Je ne sais pas si c'est ce que l'on appelle le mur, je ne pense pas, mais je goute vraiment à ce qui fait aussi la saveur du marathon.

Approche alors les dix derniers kilomètres. Je commence à décompter les kilomètres, maintenant, je suis certain de passer la ligne. Dans quel état, à quelle allure peu importe, je vais le finir.

Vers le 36, je me surprends à augmenter l'allure, j'essaye de me calmer, mais comme je double beaucoup de monde je me laisse griser. Les douleurs sont oubliées.

37, 38, 39 ...l'arrivée approche, un coup d'oeil sur mes temps de passages montre que je ne serais pas en dessous des 4 heures mais quelle importance, j'attends qu'une chose, l'Arc de Triomphe.

Il est là, juste devant, la foule aussi tout autour, j'ai l'impression de voler, je passe la ligne. Mince j'ai pas arrêté mon chrono, je regarde 4h01 et des brouettes, je patauge dans mes boutons. Pas grave. Je l'ai fait.
Le prochain ? Je le verrai bien cet automne. Objectif atteint :)



Parlons sensations, rencontres, moment de plaisir et moment de bonheur.

Tout a débuté avec une rencontre Tortuesque (Pas trouvé de synonyme au dessus de sympathique et chaleureux ...) à Marathon expo avec Cal le vendredi soir qui aurait pu durer des heures.

Dimanche matin, Paris, 7h45, petit coup de fil à Ginette qui est dans le métro et qui arrive. Point de rencontre : pilier droit de l'Arc. Je m'y rends avec Mme Naf, à la recherche d'une troupe de coureur d'outre Manche afin de faire une petite photo en leur compagnie pour Cal.
Mais point de British autour de la flamme, enfin si, mais pas ceux qu'on cherche. On les cherchera aussi avec Ginette et sa pancarte Tortue, cela complètera à merveille le drapeau porté par Mme Naf, surtout après y avoir accroché quelques ballons ce qui me permettra de les retrouver facilement sur le parcours.

Nous nous dirigeons ensuite vers les sas, ou la il va bien falloir se mettre en tenue et enlever les couches qui nous protégeaient du vent froid.
Je dois abandonner mes deux supportrices qui partent rejoindre Cal à l'épongeage n° 3 mais je suis en bonne compagnie avec la présence de Christian, déjà partenaire de course au semi de Rueil.

Le départ est donné, j'attendais la musique des Chariots de Feu mais ils ont du bruler et ont été remplacé par ????? Pas bien grave, l'impression de participer à un grand moment est bien là surtout au passage de la ligne GlurpppsMmmmmmReGlurpppps.

Ensuite ce fut la traversée de Paris, une ville que je connais plutôt bien mais que j'ai eu l'impression de découvrir en touriste. Les endroits prestigieux se succèdent donnant l'impression que Paris n'est pas bien grand.

Me voila au bois de Vincennes, puis arrive l'épongeage. Je cherche l'emblème des Tortues, je le vois et quitte la route pour passer derrière les tables.

Elles sont là toute les trois, Cal à la bassine, Mme Naf la bouteille à la main (bouteille d'eau pour mon ravito, non mais), et notre reportrice de choc en train de mitrailler. Des bises à chacune, la pose pour la photo et ne voila pas qu'elle me remette sur la route, M'enfin.

Maintenant c'est direction les quais, Notre Dame, Tour Effel ..., long tunnel où "l'on n'est pas fatigué, on n'est pas fatigué".

Il devait y avoir deux autres points de rencontre avec mes supportrices mais c'était sans compter sur ma vitesse supersonique comparée à celle d'un escargot du métro parisien. Il parait même qu'elles sont descendues le pousser.

L'arrivée approche, elle est juste après ce dernier virage, je vois l'Arc de Triomphe, je vois la ligne, j'ai une grosse boule à l'estomac, j'ai l'impression de ne plus toucher terre, c'est un vrai bonheur.

Après avoir récupéré médaille et tshirt, je vais à la rencontre de mes supportrices, retrouvaille et direction la pelouse avenue Foch pour faire sauter le bouchon (loin, très loin désolé) de la bouteille de champ' portée valeureusement depuis 6h du mat par Mme Naf.

C'est assis sur la pelouse et sous le soleil que nous avons savouré ce qui fait le plaisir de courir : la boisson à bulles, les souvenirs de la course, et la bonne humeur réputée de l'esprit Tortue.

Je voudrais juste terminer par un grand merci à toutes l'ITB qui m'a permis de réaliser ce rêve, et bien sur à mes trois supportrices de choc qui ont été merveilleuses.

Naf

Tous les billets

www.courseapied.net - info@courseapied.net