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2009-07-31 21:10:33 : Tortue en virée...au mois de Juillet

Je n’ai pas beaucoup couru pendant mes 3 semaines de vacances, à peine 2 sorties et une compét de 10 kms, faite plus pour le fun que pour la performance, actuellement ma forme est bien loin….., mais comme on dit, il y a un temps pour tout, pendant cette période, j’ai choisi plutôt de bien me reposer et de bien me hydrater, non mais !
J’ai pris quelques clichés (ci-dessous) de certains endroits par où je suis passé, certains étaient très fréquentés, d’autres beaucoup plus isolés, où il faisait bon se reposer.
Je vous les livre pour que vous puissiez vous évader, car, le chevalier, lui, il vous reste très attaché…..
Amicalement,
Ku

Les réactions

Par flodm, le 2009-08-01 09:38:48
Il est beau ton pays Ku ...
Apres cette belle virée et ce repos bien mérité tu vas pouvoir repartir pour de nouvelles "batailles" !!!
et vaincre, bien sûr !!!
Bizzz

Par Pelagie, le 2009-08-01 10:46:54
Bien contente de voir les cliches cette fois ci! Merci Chevalier de nous faire partager ta viree, ca donne envie de voyager! Maintenant que tu es bien repose et deshydrater tu vas pouvoir nous faire des belles sorties de course a pied! :)) A+

Par ginette, le 2009-08-01 12:08:57
Merci pour cette agréable promenade Ku. Mais dis moi, je lis bien "déshydraté" ?!? n'y aurait-il pas "confuse" ? :D

Par Ku, le 2009-08-01 12:55:55
Salut Flodm,
Je repartirai plutôt en vacances, non mais !!!

Salut Pelagie,
Hier, il n'y avait pas moyen de mettre les photos, maintenant c'est chose faite
Bonne balade !!!!

Coucou Ginette,
Oui, tu as presque tout compris....
Je me déshydratais pour mieux m'hydrater, oh !
Bien vu!

Merci à vous toutes


Par gygy, le 2009-08-01 14:16:34
merci pour se beau reportage et nous faire profiter de ton voyage ,chevalier
et que le ciel est bleu.)))))j'en rêve!!!
bon retour parmis nous!!!!!!

Par Hulk (attaquant du FC Port'), le 2009-08-03 11:26:20
Obligad'

Par TATA LINDA, le 2009-08-04 16:33:29
Un bien beau cadeau pour quelqu'un ou quelqu'une qui ne pars pas en wacances tout de suite..ça permet d'élaborer de belles pistes soleilleuses et sublisime comme ces photos le montre!!
A tel point que l'on croirait des photos "empruntées".
Moi ça me va lorsque tu pars en vacances, tu nous ramènes de belles images, de la bonne humeur et tu fais toujours honneur à ton beau et valeureux titre de Chevalier..
Mais je me pose question : comment ne peut on ne pas être en forme lorsqu'on rend la forme de si belles photos?
Vivement que tu me revois, tu verras ta forme reviendra cher Maître.
bise en bonne et due forme, bien sûre, ceci va de soi.

LInda

Par Ku, le 2009-08-04 18:01:53
Merci Hulk,
Tu serais mieux à Benfica, oh !!!!

Par Ku, le 2009-08-04 18:54:58
Salut Linda,
Comment ça va ?
C'est vrai, rien que d'avoir de tes nouvelles rend la vie plus belle..., en plus avec Tata, jamais de cata, ohlala !
Si tu veux, je peux partir à ta place faire le reporter photo et pendant ce temps-là, tu pourra faire dodo..oh!
Il y a qque temps j'ai vu un reportage à la télé sur la ville de Salamanque, cela m'a donné l'envie de la visiter, (surtout que je passe à coté) c'est une très jolie ville....
Son université qui est l'une des plus anciennes d'Europe.
Biarritz aussi, très belle ville bien aménagée...
Ensuite, la ville aux sept collines (Lisbonne) charmante avec ses belles félines....
Ah, rien que d'y penser me fait dresser les poils....
Mais dis, toi, ça fait un bail que tu n'avais pas envoyé un mail, oh!!!
Amicalement votre
Ku



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2009-07-26 16:23:06 : les sentiers du phare - 0 photo - 1 réaction

course superbe, paysage magnifique une trés bonne organisation...
bouclée les 15km 200 en .....
un beau soleil et du vent
une trés belle matinée !!!!!!

désolé pour les photos impossible de les mettres

gygy

2009-07-22 20:20:13 : Une tortue au paradis des tortues - 12 photos - 11 réactions

De retour des Seychelles, un petit avant-goût en images, en attendant mon texte.
Isach
Toujours pas inspirée pour le texte, mais les images parlent par elles-même!

2009-07-14 08:07:24 : Mon premier Marathon - 'la tete en bas'! - 1 photo - 15 réactions

Apres bien des mois de preparation le grand jour etait enfin arrive et apres 2 semaines de grosses pluies et vent, une belle journee s'announcait.

Debout a 5h, pleine d'anticipation et tres surprise d'avoir bien dormi, petit dej avale, enfile le t'shirt 'Tortues' (j'ai eu beaucoup de succes!) et il etait temps de prendre la route.

Il y avait un grand buzzz dans la salle et les nerfs commencaient a se faire sentir... bien vite j'ai retrouve mon groupe de CoolRunners, donne les dernieres directives a mon mari et mon amie (ma 'support crew') et il etait temps de se mettre sur la ligne de depart. Et ca y est, nous voila partis sous les applaudissements des familles et amis - le dernier chapitre de l'aventure a commence!

Le parcours consistait d'un aller/retour le long de la riviere. J'avais decide de courir avec une amie, Sarah, aussi longemps que possible, j'avais un bracelet avec les temps de passage, tout allait tres bien, on papotait, rigolait et etions 'on target'. Nous avons passe les 21.1km en 2h07 et peu apres (au point de retour) ma 'support crew' m'attendait avec banane et un second bidon de boisson - je portais un bidon, 4 gels et des tablettes de glucose afin de ne pas avoir a m'arreter aux ravitos - ayant ralenti pour manger ma banane, j'ai du quitter Sarah car essayer de la rattraper aurait ete une folie!

Vers les 25km j'ai eu un coup de moins bien et ressenti une douleur aigue dans mon mollet gauche....comme si une blessure etait immimente..."non, non, non je ne vais pas me blesser maintenant!" aussi j'ai ralenti un peu, voir si ca allait passer. Apres quelques kilometres il y avait une petite amelioration, assez pour augmenter de nouveau l'allure et au 30km j'etais plus ou moins toujours capable de viser 4h30.

Mon amie m'attendait au 33km afin de m'accompagner a velo jusqu'a la fin, mon mari etait la aussi avec une autre banane. J'etais tres contente de les voir car pour alors j'avais mal partout......et ce que je craignais est arrive, a partir du 35km les crampes ont commence.....

A partir de ce moment il n'etait plus question de chrono mais de finir coute que coute. Je n'etais pas la seule dans cette situation, on se passait, repassait, s'encourageait...mon amie me racontait toutes sortes de choses pour me distraire, je comptais les kilometres. Les crampes allaient et venaient, quelquefois dans un mollet, quelquefois dans les 2 et a d'autres moments c'etait mollets et cuisses - je me demande comment je ne suis pas tombee! Je marchais, je courais, re-marchais, re-courais et ainsi jusqu'a la fin.

Quand j'ai vu les 42km j'ai fouille au fin fond de moi meme afin de trouver le petit reste d'energie que j'avais pour finir a une bonne allure. Enfin cette ligne finale! je n'avais plus mal, ca avait ete remplace par l'euphorie d'y etre arrivee a bout, avec ma famille et amies la pour m'acceuillir - j'avais fini mon premier marathon!

A la presentation quelle surprise d'apprendre que j'avais gagne ma categorie, chose a laquelle je ne m'attendais certainement pas!!!! Je ne pouvais pas demander mieux!

Grand merci au Coach et a tout l'ITB pour votre soutien et encouragements!

2009-07-06 22:22:05 : Un Quart de Morvan ! - 6 photos - 18 réactions

Je n’ai pas hésité longtemps à répondre favorablement à la proposition de Laurent : l’accompagner durant 25km sur la première boucle des 100km du Morvan. Voyons, 25km c’est à peu de chose près la distance des mes sorties longues et çà tombe bien, je suis en plein travail d’endurance. A ce moment, je me dis que ce serait sympa de pouvoir joindre l’utile à l’agréable.

L’agréable ? je suis convaincu de faire le plein de bonne humeur et de plaisir ce week-end.
L’utile ? Pouvoir intégrer cette course dans ma programmation foncière, tout en donnant un sérieux coup de main à mon hôte du week-end.

Pour l’instant, çà s’annonce plutôt bien… les 24 bornes effectuées à Choisy Le Roi n’ont pas laissé de traces, ma séance de la veille non plus… alors sus au Morvan… et au diable les côtes !

Gâteau sport maison en main, je discute nonchalamment avec Laurent qui est en pleine préparation de sa boisson isotonique. Le stresse le gagne déjà. L’objectif : en finir en 2h30… soit une moyenne de 10km/h… je me dis que çà peut le faire, Laurent lui est en plein doutes. On étudie maintes fois le parcours, refaisons la stratégie cent fois… la prudence nous guide. Les conseils de Rodolphe trottent dans un coin de la tête… enfin vite fait, car je n’arrête pas de chambrer Laurent en lui promettant un 12km/h de moyenne « in the pocket »

Les 25km à parcourir ne sont pas trop un problème, c’est surtout le profil de la course qui les rend inquiétant… un dénivelé cumulée en tour de 480 mètres dont une longue montée de 6km vers Arleuf puis une autre de 5km, moins pentue mais tout aussi piégeuse.

L’endroit ne paye pas de mine, la zone de départ semble être quelconque… mais je découvre un nouvel univers, un monde à part, celui de l’ultra. Un petit coup d’œil au calendrier des courses : 100km, 24h, 48h… on fait pâle figure à coté des centbornards, qui eux vont devoir se taper 4 fois cette boucle d’enfer…

Quelques regards inquiets me suivent… « mince, un kenyen, putain ils sont partout »… euh, seul coureur de couleur, j’ai l’impression de détonner encore plus… mais pas d’inquiétude, s’ils savaient… je suis un nain aux cotés de forçat de la route… içi, je ne pense pas que s’y présentent des coureurs occasionnels, tous, quelques soit leur niveau, mais semblent être des pratiquants réguliers.

Grosse frayeur 3 heures avant le départ. Levé à 5h30, un épais nuage recouvre le Morvan. La forêt se veut encore plus sombre. La course s’annonce pénible, petite pensée aux centbornards qui s’élancent déjà, sous des trompes d’eaux, la plupart pour un effort compris entre 10h et 14h, les autres pour près de 16h. bien heureusement, peu après le coup de feu, le soleil fera son apparition, timidement, juste ce qu’il faut. Puis franchement à la mi-journée, à ce stade, nous en aurons terminé, mais pas les centbornards qui devront cravacher sous le cagnard…


Laurent et moi nous élançons à notre tour, vers 8h30… le sourire aux lèvres, nous apprécions la descente. Peu avant, nous avons chaleureusement applaudi les centbornars à leur passage, fin de leur première boucle. 25km dans les pattes. Nous leur emboîtons donc le pas. Le ton est tout de suite donné avec une départ en légère montée, puis le moment de fourberie, une descente à pic de 2km. On a vite fait de prendre de la vitesse, de s’emballer, de se laisser griser, pour mieux exploser à Arleuf.

La montée vers Arleuf : 6km d’ascension à fort pourcentage. La pente se veut raide, mais finalement, quelques portions de replat permettent de récupérer. Je suis assez surpris, car n’ayant pas préparer cette course, et sans séance de côte à mon actif, j’arrive à imprimer un rythme qui me semble convenable : 10,5km/h. Laurent est à mes cotés, inquiet de notre départ rapide (dans la descente), il l’est encore plus par la cadence adoptée. Mais je le rassure, on fonctionne au cardio. L’important est de ne pas taper la zone rouge. On est dans le bon tempo, on continue… l’allure est soutenue, mais les sensations sont bonnes et pyus nous avons de superbes accompagnatrices… Ginette et Flo nous ont rejoins peu avant le départ. Un soutien d’une bien belle importance. Gestion du ravitaillement, encouragement, papotage… elles ont fait pas mal de kilomètre (en voiture) pour nous soutenir… bel esprit tortue.

Si c’est dur, c’est dur aussi pour les accompagnateurs. Arleuf mérite bien sa réputation… les accompagnateurs mettent pied à terre. La cote se veut raide, encore plus sur les 2 derniers kilomètres de la montée où le pourcentage prend d’un seul coup des proportions encore plus importantes. Nous mettrons 35 minutes à faire les 6km.

S’en suit la longue récupération à travers la forêt du Grand Montanu. Une belle ballde où je profite pour deviser, profiter du paysage. Laurent, quelque peu lâché sur la fin d’Arleuf, est revenu tranquillement, au train, sans stress. A son retour, nous reprenons notre marche… si l’on peut dire… Passage au Km10 en 56’. Passage à la mi-course en 1h09’


Le Châtelet, Km 14, seconde ascension de la journée. 5km au programme, cassante au début, cette montée s’avère vicieuse, pas vraiment une cote, pas du tout un faux plat montant, en fait, un mixte entre les deux avec des passages vraiment difficiles. Çà monte doucement mais sûrement. J’assure le tempo sans me mettre dans le rouge. Laurent lâche prise, j’hésite un moment, puis décide de rester au même rythme, sans accélérer en espérant qu’il revienne au train, comme la première fois.

Petit moment sympas, ravito avec des crêpes, je repart… sans crêpes, pas le temps… je double en centbornard à l’agonie, un V2 ou V3, je souffre pour lui… le véhicule de secours est à sa hauteur… petit signe d’encouragement, et je continue ma route.

Le 100km, une affaire de spécialiste.
Vers le km19, je vois revenir sur moi un duo de centbornards, bien en ligne, une mécanique bien huilée… çà tourne à 12,5km/h (sur un cent bornes bien escarpé, faut-il le rappeler). Avec eux, leur accompagnateur. Ravito, gestion de l’allure, encouragement… rien n’est laissé au hasard. Je suis admiratif… peut être un jour.

Revenu à ma hauteur, Flo me sort de ma rêverie. C’est presque un soulagement de la voir. Elle me sort de ma solitude, on papote, je prends des nouvelles de Laurent à l’arrière. Je reviens sur le duo centbornard… normal, çà descend ! on reste ensemble pendant 3km… naïvement, je glisse à Glo mon intention d’envoyer à 2km du but. C’était sans compter une fin de parcours tout aussi piégeuse que les 23 premiers kilomètres. J’abandonne toute véleïté à l’entrée de Château Chinon. Coup d’œil à l’arrière : Xavier, un quinquagénaire, revient sur moi. J’en ai gratté plusieurs pendant 25 bornes, mais là, sur ce finish, j’hésite à le suivre, par prudence, je reste sur ma réserve… décidément, cette course est trop malicieuse pour moi.
Laurent, impressionnant par sa gestion de l’effort, est en passe de finir en moins de 2h20. il m’avouera m’avoir toujours eu en visu, source de motivation. Je suis content.. j’étais aussi venu pour çà. Juste pour la forme, j’allonge sur les 500 derniers mètres et coupe la ligne en 2h16’… Laurent me rejoint, 1 minute plus tard…

Que dire, sinon que cette course m’a ravie, tant par son parcours, que par son ambiance champêtre, par son organisation aux petits soins qui n’a rien à envier à ASO. Je trouve d’ailleurs que cette course n’a pas l’écho qu’elle mérite. Il devrait y avoir autant de participant qu’à Millau. Mais c’est peut-être ce qui fait son charme.

Et Laurent, un grand merci à lui pour son invitation et son hospitalité. Pour ses 50 ans, à coup sûr, s’il tente la double boucle, j’en serai.

Grosse pensée aux centbornards qui doivent se farcir 4 fois cette boucle…

Enfin, grosses bises à nos accompagnatrice… fidèle à l’esprit tortue, elle nous ont apporté leur sourire, leur bon humeur…

Que viva l’ITB


CR coté Naf

Si vous voulez connaître une autre version de ce CR, alors lisez la suite, mais cette version regardait les mêmes collines, goûtait aux mêmes côtes.
Des côtes que j'ai essayé d'apprivoiser depuis le jour ou j'ai décidé de faire cette course situé à quelques kilomètres de ce qui me sert d'havre de paix le week-end.
Après un départ à l'aube vers Château-Chinon sous un ciel qui montrait bien qu'il n'était pas à la solde de météo France, nous arrivons Krylin, Mme Naf et moi au retrait des dossards.
Peu de temps après, le portable sonne et Flo et Gigi, nous rejoignent alors que la pluie décide de s'attarder.
On sort les vélos (dont mon super modèle 1936 destiné à Mam'zelle Ginette), et on se dirige vers le départ. Nos accompagnatrice partiront après nous pour nous rejoindre dés la première grimpette.
Aligné derrière la ligne de départ, nous laissons passer les premiers Centbornards. Nous formons une haie d'honneur et je reste abasourdi du rythme qu'ils tiennent alors qu'ils ont déjà 25km dans les pattes et 75 encore à faire.
Top départ, nous traversons rapidement le centre de Château pour se retrouver en haut d'une descente que je sais être raide.
L'ambiance est bonne, cote à cote avec Krylin, nous en sommes encore à plaisanter. Autour ce n'est pas forcement le cas de tout le monde et cela me ramène très vite a mon objectif premier, finir cette distance jamais parcourue.
Dans cette descente que je voulais faire à une allure d'endurance, je vois mon cher Krylin qui imprime une cadence de deux tons au dessus.
Arrivé en bas, je sais ce qui nous attend, 6km de côte. A ce moment, je me colle au talon de mon lièvre, rentre les épaules et devient bien moins bavard. Nos accompagnatrices nous rejoignent, et c'est ensemble que nous grimpons vers Arleuf.
Notre reportrice en chef, mitraille, file devant afin de nous prendre en photo, tendit qu'épaule contre épaule Krylin et moi, montons à un rythme que je trouve encore bien trop rapide.
Le temps est avec nous, pas de pluie, pas encore de chaleur, et les premiers km qui s'égraines.
Arrivé sur Arleuf, un bisou rapide à Mme Naf, un ravito ou je prend le temps d'attraper quelques quartier d'orange et me voila prêt à attaquer la descente. Mon lièvre est là, juste devant, à quelques pas et que je rejoindrais progressivement pas après pas. Derrière, pas de nouvelle des accompagnatrices, les côtes du Morvan ne font pas de cadeau au cycliste.
Ce fut une belle descente, Krylin, ne lâche rien, il maîtrise une allure qui me fait toujours flipper mais je lui fais confiance.
Flo et Ginette nous rejoignent et le temps passe vite entre leurs papotages et les interviews, appareil photo dans une main et guidon dans l'autre.
Mais la deuxième grosse cote arrive, à ce moment, je m'enferme dans mon monde et cherche à oublier mes mollets et cuisses qui deviennent de plus en plus dur. Krylin lui avance légèrement devant d'une foulée toute aussi légère.
Un ravito approche, on nous propose des crêpes que je délaisserais au profit de quartier d'orange alors que certaine n'hésiterons pas à les déguster lamentablement.
Je lève la tête, je vois mon lièvre quelques dizaines de mètres devant, alors oubliant mes mollets douloureux, j'attrape un élastique imaginaire qui nous relie et que je ne lâcherais que sur les derniers kilomètres.
Flo et Ginette (qui a digérée ses crêpes) nous rejoignent, il reste une dizaine de km. Flo reste un peu à papoter avec moi, et rejoint Krylin devant toujours à vue quand Ginette me rejoint.
Scotcher à mes baskets, elle me soutient, me fait avaler les km les uns après les autres, les descentes et les côtes s'enchaînent sans que je m'en rende vraiment compte. Je sais maintenant que je vais finir, je vois dés qu'une ligne droite le permet Krylin au coude à coude avec deux centbornards.
Je maintiens mon allure, sur les deux dernier km, j'ai même l'impression d'accélérer, Gigi me rappelle même à la raison car la fin de ce 25km est traite. Mais je sens l'écurie, au bout d'une ligne droite, je voie mon lièvre et j'ai faim alors je lance à mon accompagnatrice que je me le "boufferais bien".
Ce n'est pas ce lièvre hors de portée qui à eu vite fait de disparaître au premier virage que j'ai pu gratter mais peu importe, un autre à fait l'affaire.
Et c'est comme je voulais terminer cette course, c'est-à-dire pas entièrement HS que j'ai franchis la ligne pour me retrouver face à ma femme et mes deux fils venu m'accueillir. au Chrono 2h17'01".

Désolé d'avoir été si long mais cela représente vraiment peu du contenu réel de cette course, sans parler de l'après course qui fut tout aussi riche.

Un grand merci à Gigi et Flo, qui on été des accompagnatrices de luxe qui m'ont permis d'oublier que j'aime pas trop les côtes et encore moins les descentes.
Merci à mon lièvre Krylin qui me connaît mieux que moi-même et qui a eu toujours raison sur la gestion de cette course.
Merci aussi à toi, Rodie, qui m'a persuadé de m'engager sur ce 25km, et qui toi aussi connaissais parfaitement mes possibilités.



Photos de la course à suivre...

2009-07-05 07:02:48 : Sous-le-soleil-exactement - 9 photos - 13 réactions

Samedi 4 juillet 2009

Que se passe-t-il le 4 juillet 2009 dans le monde ? Independance Day, dans la contrée d’Obama, et plus près de chez nous, en Suisse ? L’emblématique marathon de Zermatt.
Départ 6h00 pour deux bonnes heures de route, retrait du dossard, derniers préparatifs et hop, en avant pour 42.195km de bonheur en montagne….
Plusieurs départs se succèdent dès 9h30, avec les relais, les participants au semi-marathon et il est 9h37 lorsque les marathoniens s’élancent.
Soleil de plomb à Sankt-Niklaus (St-Nicolas), petit village situé à 21km de Zermatt.
Premier semi comptant environ 600m de D+, alternant chemins routiers, sentiers pédestres et forestiers, quelques cailloux et racines en guise d’apéritifs à des revêtements plus montagneux, en suivant le parcours sinueux de la Visp, nom de la rivière qui donne son pseudonyme à la vallée, ainsi que son homonyme à la ville située en plaine.
Je m’élance donc sur le parcours en m’obligeant à bien gérer ce semi (je suis « championne » pour partir trop vite, beaucoup trop vite) ; les premiers 5kil sont vite avalés. Je me ravitaille en eau et dès le début je sens qu’il fait chaud , qu’il va faire chaud et que cela va altérer mon organisme. 10kil, en 58minutes, tout se passe pour le mieux. Rien n’a ajouter sur cette première portion qui se termine sous les encouragements nourris en station de Zermatt : 2h03 et des brouettes pour le passage du semi, je suis dans les temps (contrairement à l’an dernier où des crampes de ventre m’avaient déjà faits perdre une dizaine de minutes).
Après le contournement de Zermatt (le parcours nous déporte en fait dans la direction opposée, avant de nous faire « attaquer » LA montée de Sunegga, plus de 6kil de montée sous une chaleur et un soleil DE PLOMB. J’alterne marche et course (pas évident de toute façon de courir tout du long, mais je n’ai pas de rythme à la marche) ; je recherche les sources de fraîcheur et d’ombre, prend le temps de me ravitailler et apprécier de légers nuages de temps à autres, mais qui, en altitude nous masque le Cervin (contrairement au deux dernières éditions où il était limpide, sans son « chapeau » nuageux). Je souffre de la chaleur, vraiment, c’est dur. Mais le moral est bon, même si je dois lutter ; c’est paradoxal, car les jambes vont bien, je me sens en forme, mais le corps dit stop, je ne sais comment expliquer ces sensations bizarres.
34ème kil, premier petit passage en descente et aïe, aïe, aïe… la crampe arrive au niveau de l’adducteur gauche, cela me cloue sur place et me bloque qq minutes ; je masse, je frotte et décide de repartir…. Allez cela se calme ; cela dit j’ai de plus en plus de peine et mon corps ne supporte plus la moindre légère montée. J’arrive au 36ème kil, il y a, si mes souvenirs sont bons 3kil de descente avant d’attaquer les 3kil de montée finale, avec le 2ème épisode de crampe - même endroit- et dont le kilomètre le plus « long » entre le 4o et41èkil : une montée terrible. Arrivée au 41ème, le public est là et peine à m’enlever ma douleur et je termine en marchant beaucoup, beaucoup. Une dernière poussée d’adrénaline me déchaîne dans les 200derniers mètres en descente ; 37 minutes pour les 3 derniers kil (si tout va bien, c’est 30 minutes pour moi) ; au chrono 5h08 ; c’est un temps moyen, mais je suis satisfaite, car j’ai donné le maximum  Sans me chercher d’excuse, je sais que la chaleur, m’a beaucoup déshydratée et « contrariée ». Pas de Cervin en vue, mais une belle journée tout de même 

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